Sélection de livres photo

  • Le point de départ de ce projet se situe dans la jungle de Calais, à la veille de l'évacuation du bidonville en 2016. Jean-Michel André a poursuivi ce travail photographique pendant trois ans, en France, en Italie, en Espagne et en Tunisie. Partout, il a rencontré des réfugiés qui cherchaient un abri. Des femmes, des enfants et des hommes réunis dans l'espoir de réaliser la dernière traversée. Ce projet nous invite à un cheminement, celui de l'exil, de l'errance mais aussi de l'espérance et de la résistance. L'écriture de Jean-Michel André et de Wilfried N'Sondé questionne le rapport à l'autre et interroge les notions de frontière réelle et imaginaire.

  • passenger

    Martin Bogren

  • Ce livre présente pour la première fois au grand public comme aux spécialistes la singularité de la collection de photographies du musée des Arts décoratifs à Paris.
    Considérés comme des arts mineurs au XIXe siècle, les arts décoratifs et la photographie ont cherché à unir leur savoir-faire. Leurs ambitions pédagogiques, artistiques, politiques ou économiques ont nourri une relation dans laquelle le musée des Arts décoratifs a joué un rôle fondamental.
    Au fil des décennies s'est constituée une collection de plus de 350 000 photographies aux techniques et supports variés. S'étendant des années 1850 à 2000, elle convoque différents genres : le paysage, le portrait, la reproduction d'objets ou d'architecture, l'image de mode ou de publicité.

  • L'acte de construire le plus simple est sûrement de poser deux pierres l'une sur l'autre, ou, pour l'arpenteur des bords de mer, de construire avec le sable. C'est à un retour vers cette joie pure et ces gestes instinctifs de bâtisseur d'éphémère que Tina Bloch, commissaire d'exposition, a convié 34 architectes ou duo d'architectes européens. Sur les plages de Deauville et de Benerville, d'étonnants monuments se sont élevés entre ciel et mer, des mandalas et des labyrinthes à perte de vue ont connu une existence fugace mais intense. À la fois land art et sand painting, les propositions, mûrement élaborées ou improvisées selon l'inspiration de l'instant, sont d'une étonnante diversité. Creuser, édifier, sculpter, mouler, scarifier, ratisser, dessiner, modeler... le sable se prête à toutes les inventions poétiques. Entre deux marées, le photographe Michel Denancé a capturé leur éphémère beauté, mêlant les perspectives à hauteur d'oeil et les vues aériennes pour un résultat d'une grande force esthétique.

  • Le photographe italien Luigi Ghirri (1943-92) a réalisé des paysages en carton (Paesaggi di cartone) lors de ses voyages en Europe, inventant le terme de «géographie sentimentale» pour décrire son approche artistique unique consistant à examiner l'ordinaire pour la transformer en remarquable. L'album original fait à la main présente plus de 100 impressions couleur chromogéniques collées sur les pages d'un livre vierge, et a été offert par Ghirri à John Szarkowski, alors directeur du département de la photographie au Musée d'art moderne, dans les années 1970. Il est ici édité pour la première fois par le MOMA, révélant une oeuvre complexe qui se distingue du travail connu du photographe.

  • Entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Madrid, la Suisse et l'école du Louvre à Paris, Martine Franck, belge d'origine, a connu des années de formation et d'études qui ont forgé sa vision transculturelle du monde et de sa diversité. De là, peut-être, son aptitude naturelle à appréhender l'universalité des conditions mais aussi, dans l'acception sartrienne du terme, la spécificité des situations.
    La photographie, qu'elle commence à pratiquer dans sa vingt-cinquième année, comble et exacerbe cette disposition aux voyages, à l'observation et aux enquêtes. Dès cette période s'engage aussi son indéfectible complicité avec Arianne Mnouchkine et le Théâtre du Soleil dont elle partagera photographiquement les aventures en en construisant la mémoire visuelle. Après avoir été l'assistante de plusieurs photographes, elle entame une carrière de photographe indépendante et publie régulièrement dans la presse internationale avant de rejoindre Magnum en 1980.
    Si l'on évoque parfois le classicisme de son style, c'est pour en souligner l'évidente rigueur comme l'exigence formelle qui s'y déploie. C'est dans ses célèbres portraits d'artistes, d'intellectuels ou de moines tibétains (univers avec lequel elle entretient de longue date une proximité revendiquée), et dans ses paysages d'Inde ou d'Irlande que s'affirme cette sérénité construite qui semble signer sa manière.
    Réservée, elle confesse dans une correspondance avec l'écrivain John Berger : " J'ai souffert d'être timide... parler aux gens me coûtait ; tenir un appareil m'a donné une fonction, une raison d'être quelque part comme témoin " et précise : " L'appareil est en lui-même une frontière, une barrière telle qu'on la brise constamment pour se rapprocher du sujet. " Cette pudeur, adossée à une forte conviction, confère à ses reportages humanitaires - on pense par exemple à son exemplaire collaboration avec l'association Les petits frères des pauvres - une dimension particulière où Martine Franck, en évidente empathie avec les êtres qu'elle photographie, nous les restitue dans la digne plénitude de leur humanité.


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  • C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation.
    Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur.
    Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.

  • ils s'aiment

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    • Arenes
    • 14 Octobre 2020

    Un siècle de photographies d'hommes amoureux (1850-1950) Prises à une époque où les relations homosexuelles étaient réprouvées et parfois même jugées comme un délit, ces quelque 350 clichés privés sont un voyage au coeur du sentiment amoureux.
    Les photos retrouvées viennent des États-Unis mais aussi d'Europe et d'Asie. Au-delà de la diversité géographique, les hommes photographiés appartiennent à tous les milieux : dandy new-yorkais et ouvriers de province, riches, pauvres, blancs, noirs, civils, militaires...
    Issus de la Collection Hugh Nini & Neal Treadwell et présentés au public pour la première fois, ces instantanés pris entre 1850 et 1950 témoignent du courage de ces amoureux qui osaient fixer ainsi leur amour pour l'éternité.
    Un des plus beaux hymnes à l'amour jamais publié.
    Introduction de l'historien Régis Schlagdenhauffen.
    Une coédition avec les éditions 5 Continents.

  • Ces scènes parfois anodines - photographiées en Italie, en France, au Danemark, en Finlande ou encore au Népal -, sont souvent teintées de mélancolie et révèlent l'univers poétique du photographe.
    Ses images en noir et blanc témoignent d'une attention particulière accordée aux détails, à la lumière qui modèle les espaces, aux étendues silencieuses dans lesquelles surgit soudain une présence humaine ou animale. La forte présence de la nature, le mimétisme entre le vol des oiseaux, le mouvement des arbres dans le vent, le poids de la neige, l'étendue des nuages... confèrent à ses images la puissance évocatrice de contes visuels. La contemplation du monde à travers l'objectif de Pentti Sammallahti donne à voir une nature sensible, parfois même lyrique.
    L'expérience de l'image est double : au-delà de sa virtuosité narrative, son usage de la bichromie, avec des blancs immaculés, tel le plumage de ses cygnes ou de ses flamands roses, confrontés à des noirs profonds, crée un jeu sur les textures et restitue avec force un monde où les oiseaux tiennent une place singulière.

    Pour cet ouvrage, Guilhem Lesaffre met en lumière la relation aux saisons qui est un aspect fondamental de la vie des oiseaux. Là où il existe, l'hiver est une contrainte importante avec laquelle les oiseaux doivent composer et qui induit notamment des stratégies de recherche de nourriture et d'économie d'énergie, ou encore le grégarisme. L'auteur associe ici la vie des oiseaux en hiver avec les photographies de Pentti Sammallahti.

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