Bernard Chauveau

  • Ce livre propose une approche neuve pour comprendre et explorer l'art de Pierre Soulages, un oeuvre profondément et humainement habité. L'auteur, à partir d'une série d'entretiens avec l'artiste, dresse un panorama qui rend compte de l'amplitude du travail de Soulages : de ses explorations sur le noir et la lumière, de ses recherches sur la matière, avec les vitraux de Conques ou ses eaux-fortes sur cuivre, à la révélation d'oeuvres inédites ou méconnues. Au fil des pages, le texte nous invite à un moment d'intimité rare qui révèle l'immensité poétique et sensible du travail de Pierre Soulages.

    L'ouvrage est accompagné d'une vingtaine d'illustrations choisies par l'artiste : peintures, eaux-fortes, brous de noix...

  • Entre 1987 et 1994, Pierre Soulages réalise les 104 vitraux de l'église abbatiale Sainte-Foy-de-Conques, en créant un verre non coloré et translucide, qui respecte les variations de la lumière naturelle.
    Dans un texte inédit, Bruno Duborgel porte un regard nouveau sur le travail de recherche de l'artiste qui a réalisé plus de 700 tentatives avant de parvenir au résultat espéré ! En mettant en dialogue la réflexion de Pierre Soulages avec des vues intérieures et extérieures des vitraux de l'église, le texte révèle la longue aventure créatrice de l'artiste, traversée de questions esthétiques, spirituelles et technologiques.
    Les vitraux de Pierre Soulages expriment ainsi le passage du temps. Leur nature « physique » est un tremplin pour une expérience poétique, une méditation d'ordre métaphysique. Elle révèle une lumière qui, selon les mots de l'artiste, « propose de la contemplation, du silence, de la concentration, de l'intériorité ».

  • De 1942 à 1954, soeur Jacques-Marie, initialement Monique Bourgeois, retrace sa rencontre avec Henri Matisse, laquelle donna lieu à la création de la chapelle du Rosaire, à Vence.
    Dernier et ultime projet de l'artiste, elle correspond à l'aboutissement de son oeuvre.
    Henri Matisse déclara : « cette oeuvre m'a demandé quatre ans d'un travail exclusif et assidu, et elle est le résultat de toute ma vie active. Je la considère malgré toutes ses imperfections comme mon chef-d'oeuvre ».
    Soeur Jacques-Marie raconte l'amitié et la complicité liées avec le peintre, au fil des années, desquelles a émergé le chef-d'oeuvre qu'est la chapelle du Rosaire de Vence.
    Des reproductions de dessins de Matisse, des photographies d'archives inédites, accompagnés des extraits de la correspondance du peintre, ainsi qu'une préface du directeur du Château de Villeneuve (Zia Mirabdolbaghi), et de l'ancienne conservatrice du musée Matisse du Cateau-Cambrésis (Dominique Szymusiak) viennent compléter le texte.

  • Ce livre présente le travail sur verre de Régis Mayot réalisé au Centre international d'art verrier de Meisenthal en 2013. L'artiste-designer a choisi de travailler sur les moules historiques du CIAV qui servent à la fabrication d'objets édités (carafes, vases, bouteilles...).
    Par un jeu de retournement, l'artiste moule les moules, les transformant ainsi en objets d'art, les détournant de leur fonctionnalité première.
    Cette démarche du créateur interroge la fonction des moules en tant qu'objets de création industrielle et leur donne de cette manière un statut d'oeuvres d'art.
    Cet ensemble de pièces sera présenté pour la 1re fois à l'occasion des Designers' Days du 20 au 25 mai 2014.
    Ce livre est le 3e de la série consacrée aux créations en verre du CIAV (F. Azambourg. Le Vase Douglas ; Atelier BL119)

  • Ce catalogue est consacré à la dernière installation PHARES de l'artiste Milène Guermont sur la Place de la Concorde en lien direct avec la COP21.
    L'oeuvre PHARES dialogue avec l'Obélisque de la Concorde, le plus ancien monument de Paris, sur cette place où eut lieu en 1843 le premier essai d'éclairage public au monde. Cette installation monumentale et lumineuse entre en interaction avec le public en clignotant au rythme des battements de coeur de chaque personne.

  • Pour le Domaine de Trévarez, François Méchain a conçu Perspectives, une série de trois oeuvres. L'artiste, connu pour être « sculpteur nomade » et photographe, a créé des dispositifs pour dialoguer avec ce lieu chargé d'histoire. Dans chacune de ses installations, il s'imprègne de la mémoire du lieu et utilise la photographie pour conserver une trace pérenne de ses installations.
    Une cage dorée à la forme de volière permet au visiteur, par son emplacement, de bénéficier d'une vue contemplative sur les jardins.
    Le Jardin des monnaies imaginé par l'artiste propose une vision revisitée des jardins géométriques de la Renaissance italienne. François Méchain transforme ces jardins en dessinant à l'aide de fleurs jaunes (symbolisant l'or) les signes des six monnaies les plus importantes au monde. Cette installation est une critique de la société marchande contemporaine.
    Deux Globes terrestres, telles deux sphères imbriquées l'une dans l'autre, disposés en extérieur évoquent l'infiniment grand et l'infiniment petit. Au centre de l'oeuvre, des restes de végétaux des jardins de Trévarez forment un premier globe, encerclé par une autre sphère de forme irrégulière symbolisant la planète Terre.
    Une présentation d'oeuvres photographiques de l'artiste vient compléter l'exposition.

  • Shigeko Hirakawa marque le domaine de Trévarez avec trois oeuvres qui interrogent le spectateur sur la place qu'il occupe dans l'environnement naturel, son rapport à la nature et l'impact qu'il a dessus.
    Son Empreinte sur l'eau, installation constituée d'une citerne de 55m3, symbolise la quantité d'eau utilisée par chaque français en une année pour ses besoins domestiques. L'artiste invite le visiteur à s'approprier l'oeuvre sensoriellement en marchant dessus. Ainsi, chacun est sensibilisé et encouragé à repenser sa consommation en eau.
    L'oeuvre Eau en boule symbolise la faible masse que représente l'eau douce sur la Terre par rapport à la proportion abondante d'eau salée (97,5%). Dans le Bassin de la chasse, émergent neuf petites boules remplies d'eau, renforçant ainsi l'effet de miroir créé par l'eau du bassin.
    Avec Poursuivre l'eau, Shigeko Hirakawa a décidé de marquer l'eau des réservoirs sud-ouest du château de Trévarez d'un colorant vert. L'eau colorée dévale des bassins jusqu'au canal et se dégrade progressivement sous l'action de la lumière.
    Découvrant que la consommation globale en eau d'un Français (1 786 m3) est identique à la quantité d'eau présente dans les bassins du château, l'artiste a choisi de matérialiser cet impact directement au sein du domaine avec Poursuivre l'eau.
    L'oeuvre sera réactivée régulièrement à l'occasion de différentes manifestations organisées à Trévarez, comme une performance.

  • Né en 1927 à Brooklyn, Alex Katz est considéré comme l'un des pères fondateurs du pop art américain. Depuis le début des années 1980, il est devenu l'un des chefs de file de la cool painting en réalisant des études de la figure humaine et notamment des portraits dans un style fluide.
    Cette monographie présente une série de dessins à l'encre, des figures exécutées à main levée, révélant son génie du trait. Chacun de ses personnages semble absorbé dans ses pensées, son imaginaire, ses préoccupations. Seule subsiste une figure hors de tout contexte.
    Reproduite en deux versions, dont l'une avec la marque du papier, ces illustrations offrent la beauté simple d'un carnet de croquis. Alex Katz nous livre un véritable livre d'artiste !
    En une édition limitée à 200 exemplaires diffusés en France.
    Poèmes de Vincent Katz.

  • Reconnu aujourd'hui comme l'un des artistes français majeurs, ses oeuvres sont exposées dans le monde entier. Si ses sculptures monumentales d'acier sont largement diffusées, les oeuvres de ses débuts, de la fin des années 60, sont nettement moins connues du grand public.
    Dès l'âge de 20 ans, il débute ses recherches sur les matériaux. Il entame la série des Goudrons. En 1963, avec les Reliefs cartons, il sublime ce médium par le recouvrement au pistolet de peinture glycérophtalique évacuant toute donnée subjective et lyrique engendrée par la main de l'artiste.
    C'est à cette époque qu'il introduit un principe inédit à ses oeuvres : la réactualisation de la couleur par le collectionneur ou un assistant qui place l'artiste à distance de son oeuvre. Aux peintures à l'huile, il préfère le bitume et la laque industrielle, se plaçant ainsi en rupture avec l'académisme pictural de l'abstraction gestuelle de l'époque.
    Dans ces mêmes années, il réalise sa première pièce sonore Gravier Goudron : enregistrement du crissement de la roue d'une brouette. Cette oeuvre s'inscrit dans un courant plus large de recherches annonçant l'art conceptuel dans lequel il s'engagera à New York. Les bases de son oeuvre sont lancées.

    Exposition à l'Espace de l'Art Concret du 12 juin au 13 novembre 2016 (Mouans-Sartoux, 06).

  • Ce livre présente, de façon inédite, l'une des plus importante collection privée d'oeuvres contemporaines en verre en Europe : la collection de M. et Mme Burg. Léguée au MusVerre, cette collection présente un panorama de la création internationale contemporaine et des différentes techniques utilisées.
    Le présent ouvrage présente des créations exceptionnelles parmi les plus grands noms de la créations contemporaine qui viennent compléter et enrichir les collections permanentes du MusVerre.
    Le Musée de Sars-Poterie est crée en 1967 par Louis Mériaux.
    En 2016, le musée s'agrandit est devient MusVerre, le plus important musée européen de collections de verres contemporains et compte, parmi ses créateurs, des signatures prestigieuses telles que : Ana THIEL, Bernard DEJONGHE, Bert FRIJNS, Ales VASICEK, Jean-Michel OTHONIEL...
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  • Mario Prassinos a dès le début de sa carrière artistique exploré les techniques à sa portée : peinture, dessin, gravure, sculpture et tapisserie, allant simultanément de l'une à l'autre, toutes se nourrissant les unes des autres.
    Les Arts décoratifs tiennent une grande place dans l'oeuvre de Mario Prassinos : tapisseries (Aubusson), décoration de vases et de plats, (Manufacture de Sèvres, Cité de la Céramique), de reliures de couvertures, (Collection Bonet-Prassinos, Éditions Gallimard) ou de décors et costumes de théâtre et d'opéras.

    Les grandes fresques murales d'Aubusson, Aix en Provence, Nancy, Sisteron, Toulouse, ornés de peinture, de céramique ou de mosaïque de couleurs vives, sont esthétiquement et formellement très proches des tapisseries de Mario Prassinos.
    Les préoccupations de l'artiste restent les mêmes, les murs de pierre deviennent des murs de laine.

    Ce catalogue raisonné de l'oeuvre tissé de Mario Prassinos, artiste multiple et productif, accompagne sa première grande exposition rétrospective organisée à la cité de la Tapisserie à Aubusson.

  • Dès les années 1960, la ligne jalonne l'oeuvre de Bernar Venet, sous toutes ses formes (arcs, angles, droites, ou indéterminées). Construite par une infinité de points, il s'agit de l'unité de base de son travail. Formaliste depuis la fin des années 1970, il crée plusieurs variations sur les points : découpés au chalumeau dans des plaques d'acier, dessinés ou en lithographie, illustrant un portfolio de poésies de l'artiste, etc. Entre les points - idée abstraite -, la ligne transparaît.
    À l'occasion d'une exposition à l'espace Jacques Villeglé à Saint-Gratien au printemps 2014, Bernar Venet réalisé de grandes sculptures, points démesurés au premier abord, qui interrogent la question de l'échelle et nous rappellent qu'ils redeviennent, vus du ciel, la plus petite portion concevable d'espace.
    C'est la première fois qu'une exposition et un catalogue sont entièrement consacrés aux Points et à leurs déclinaisons, oeuvres majeures dans le corpus de création de Bernar Venet.

  • Pour l'Opéra Garnier à Paris, Odile Decq a réalisé un nouveau restaurant dans l'ancienne rotonde est du bâtiment :
    « Inscrire un nouvel espace dans le palais Garnier, c'est d'abord être soumis à de très fortes contraintes de protection liées au caractère de Monument historique du lieu (.).
    La façade du restaurant alors se glisse et ondule (.). Pas de structure visible. Sa présence est minimale et la vue dans les deux sens est totale.
    (.) La mezzanine est une surface de forme nuageuse qui se développe et se love entre les éléments de l'existant qu'elle ne touche jamais. Une allusion à la forme fluide du fantôme dont le voile blanc glisse subrepticement dans l'espace. » Odile Decq Ce portfolio-livre d'artiste présente, en une série exceptionnelle de dessins originaux, le projet d'Odile Decq pour la création du restaurant à l'intérieur de l'Opéra Garnier, avec dessins et modélisations en volume du lieu. L'architecte raconte la conception de son projet pour ce lieu exceptionnel dans un texte traduit en anglais.

  • Antoine Catala joue avec les imperfections du langage, la physicalité des images et leur caractère tactile, utilise l'accident et la technologie, l'hologramme, l'imprimante 3D ou le morphing, qu'il s'agisse de ses vidéos-sculptures ou de ses mots d'esprits.

    Ses oeuvres mettent en relation toutes les images, les extensions, les mots de langage, les signes, les logos, les atmosphères.

    La télévision et internet sont parmi les sources d'inspiration du travail d'Antoine Catala, qui en reproduit les mécanismes en les détournant à des fins poétiques. Délibérément, l'artiste y trouve de nouvelles possibilités de lier le réel, l'image et le langage.

    A l'occasion de l'exposition au MAC de Lyon, Antoine Catala transforme un étage entier du musée avec l'installation Jardin synthétique à l'isolement.

    Le Jardin synthétique à l'isolement d'Antoine Catala est une sorte d'îlot, composé de plantes artificielles, d'écrans, de roches, de signes et de sons, créé en collaboration avec des personnes qui travaillent avec des enfants non-verbaux et des non-verbaux eux-mêmes. Les signes de communication que certains de ces enfants utilisent y sont présentés en tant que sculptures, tandis que la voix numérique de la machine les énonce. Le Jardin synthétique à l'isolement illustre la joie de communiquer via une machine en parlant des problèmes de communication, mais aussi de la connexion au monde via ce langage spécifique.

    Aujourd'hui, un mot, par le biais d'une recherche internet, permet de faire se manifester des millions d'images. Puis, par le truchement des imprimantes 3D, un mot permet d'accéder à des fichiers, qui à leur tour permettent d'imprimer des objets associés à ce mot. Ainsi, avec l'aide des machines, une nouvelle équivalence physique est établie: objet = image = mot.
    Antoine Catala

  • La chapelle de Frank Stella est une oeuvre d'art totale, confondant architecture, formes, sculptures et lieu de méditation.
    Invité par Bernar Venet dans sa Fondation, Frank Stella met en oeuvre sa première réalisation architecturale destinée à présenter en plein air les six reliefs de sa série Near East.
    Par son aspect, sa forme circulaire et ses proportions harmonieuses, ce pavillon évoque les « folies » qui ornaient les parcs au xviiie siècle et fait référence à des précédents prestigieux dans l'histoire de l'art contemporain, comme la chapelle Rothko au Texas.
    Les six sculptures monumentales présentées dans ce livre proviennent de la série Near East (1991) et sont considérées comme une création majeure de l'artiste.
    Ces hauts reliefs ont une charge évocatrice et une force considérables, entraînant le spectateur dans l'univers du tragique, au-delà de la fouille archéologique, celui des éléments ensevelis ou fondus : Tchernobyl, le World Trade Center...

  • Damien Deroubaix est un adepte de la manipulation de sources iconographiques éclectiques, empruntées puis recomposées. Pour raconter le monde sombre dans lequel nous vivons, Deroubaix imagine des histoires pêle-mêles à travers ces gravures, revisite notamment les vanités. Nombre de ces oeuvres ont pour thème le nazisme : un moyen de dénoncer les drames et les injustices qui se répètent dans notre monde en reprenant ce symbole du Mal absolu.
    Thème fétiches de l'artiste : mort, violence, mythes et juxtapositions d'idée. C'est une réflexion sur notre époque, dont il donne une vision noire, où la guerre et la mort ne sont jamais très loin.

    Exposition au musée du dessin et de l'estampe du 25 juin au 16 octobre 2016, (Gravelines).
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