Fondation Cartier

  • Damien Hirst, cerisiers en fleurs Nouv.

    De juin à novembre 2020, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présentera une exposition dédiée à la toute dernière série de peintures de Damien Hirst, «Cherry Blossoms». Commencée en 2018, la série «Cherry Blossoms» s'inscrit dans la lignée de nombreuses autres séries de l'artiste composées de points colorés, comme «Spot Paintings» (1986-2011), «Visual Candy» (1993-1995), «Colour Spaces Paintings» (2016) et «Veil Paintings» (2017). À la fois détournement et hommage à l'art pictural des XIXe et XXe siècles, elle marque également le retour de l'artiste à l'atelier et explore, toujours dans une démarche conceptuelle, la question de la beauté en peinture, de la couleur et de l'excès.

  • Raymond Depardon, rural Nouv.

    Au cours des années 1990 et 2000, Raymond Depardon sillonne la France paysanne avec sa chambre photographique 6 x 9. De cette exploration du monde rural, il réalise des photographies en noir et blanc qui racontent la terre, les hommes, le travail manuel, l'isolement et la fragilité des petites exploitations agricoles mais aussi la beauté des paysages français.  

  • Luiz Zerbini, Botanica : monotypes 2016-2020 Nouv.

    Entre 2016 et 2020, l'artiste brésilien Luiz Zerbini a composé un répertoire végétal hors du commun : à partir de feuilles, de fleurs et de branches trouvées en ville ou au coeur même de la nature, il a conçu plus de 300 monotypes, estampes uniques obtenues par un procédé non reproductible. Offrant au regard des formes et des couleurs étonnantes, entre figuration et abstraction, cette série exceptionnelle est pour la première fois réunie par la Fondation Cartier pour l'art contemporain dans un ouvrage au format généreux. La beauté, l'architecture et la diversité de la flore tropicale combleront les amoureux de la nature et les admirateurs du travail de l'artiste. Avec des textes d'Emanuele Coccia et Stefano Mancuso.

  • Vingt ans après la première exposition qu'elle lui a consacrée, la Fondation Cartier pour l'art contemporain invite à nouveau l'artiste américaine Sarah Sze à créer une exposition immersive dialoguant avec les espaces transparents du bâtiment de Jean Nouvel. Internationalement reconnue pour son oeuvre défiant les frontières entre peinture, installation et architecture, Sarah Sze assemble des objets du quotidien et des images en mouvement dans des installations sculpturales d'une étonnante délicatesse et complexité. Présentant de nombreuses vues de l'exposition, le catalogue publié par la Fondation Cartier retrace la création des deux oeuvres conçues spécialement par Sarah Sze pour l'exposition, composées d'objets, de lumières, de sons, de vidéos et d'images fixes. Un texte de Bruno Latour, une conversation entre Jean Nouvel et Sarah Sze ainsi qu'un texte de la commissaire de l'exposition explorent les références qui se trouvent au coeur du travail de l'artiste et analysent sa préoccupation pour la prolifération des images qui transforment notre relation aux objets, à l'espace et au temps. L'exposition est présentée du 18 octobre 2020 au 15 mars 2021.

  • Nous les arbres

    Collectif

    De juillet à novembre 2019, la Fondation Cartier pour l'art contemporain organise la première exposition d'envergure dédiée aux arbres, ces êtres d'exception aux facultés insoupçonnées et pourtant largement menacés aujourd'hui. Associant le travail de peintres, photographes, architectes, sculpteurs, philosophes, botanistes et spécialistes en climatologie, le catalogue publié à cette occasion dévoile la beauté, l'ingéniosité, et la richesse biologique des arbres et plonge le lecteur dans le monde fascinant de l'« intelligence végétale ».

  • «L'Architecture des arbres» est un livre hors normes, le résultat d'une étude botanique et architecturale légendaire qui sera présentée dans l'exposition «Nous les Arbres», du 9 juillet au 10 novembre 2019 à la Fondation Cartier pour l'art contemporain. Initialement conçu en 1982 par les architectes Cesare Leonardi et Franca Stagi, ce livre aux dimensions imposantes rassemble plus de 550 dessins de 212 espèces d'arbres dessinés à l'échelle 1/100 avec et sans feuillage, ainsi que des diagrammes de projections d'ombres, et des planches de variations chromatiques saisonnières. Il contient également 393 notices sur chaque famille, genre et espèce d'arbre illustrées par des dessins de feuilles, de fleurs et de fruits, venant compléter cette étude qui aura duré plus de vingt ans. Introuvable depuis plus de vingt ans, ce livre est publié pour la première fois en langue française par la Fondation Cartier pour l'art contemporain. «L'Architecture des arbres» est un ouvrage fondamental destiné aux professionnels, architectes, paysagistes et designers, ainsi qu'à tous ceux qui sont sensibles au monde des arbres. Entre 1963 et 1983, les architectes et designers Cesare Leonardi (né en 1935) et Franca Stagi (1937-2008) ont dirigé un studio à Modène (Italie). Ils sont notamment connus pour avoir conçu les chaises Nastro, Eco, et Dondolo. Entre 1970 et 1980, ils se sont consacrés presqu'exclusivement à des projets d'architecture de parcs et de structures collectives autour de Modène - point de départ de leur grande étude sur les arbres.

  • Du 12 décembre 2019 au 10 mai 2020, la Fondation Cartier pour l'art contemporain accueille une grande exposition personnelle de Claudia Andujar conçue par Thyago Nogueira, qui dirige le département de photographie contemporaine de l'Institut Moreira Salles de São Paulo, où elle a été initialement présentée. Considérée comme l'une des plus talentueuses photographes brésiliennes, Claudia Andujar a, tant par son engagement qu'à travers son oeuvre, joué un rôle fondamental pour la reconnaissance et la protection des Indiens Yanomami qui, au coeur de la forêt amazonienne, tentent de préserver leur mode de vie et leurs traditions chamaniques.

  • Bolivia

    Raymond Depardon

    Réalisées au cours de cinq voyages effectués entre 1997 et 2015, les photographies réunies dans cet ouvrage révèlent une Bolivie atemporelle, dont les populations rurales et indigènes vivent toujours essentiellement du travail de la terre. Le noir et blanc de Raymond Depardon souligne la beauté âpre des paysages, la dureté des visages des paysans, les silhouettes omniprésentes des femmes, la magie des traditions ancestrales.Des plaines désertiques du Salar d'Uyuni à la sérinité du lac Titicaca en passant par le village montagnard de Tarabuco, Raymond Depardon nous fait vivre un voyage plein d'humanité qui s'achève à Vallegrande, sur les traces du Che Guevara, dont l'image semble s'être inscrite à jamais dans la mémoire collective.

  • Commissaire d'exposition, historien et critique d'art, Hans Ulrich Obrist (né en 1968 à Zurich) est codirecteur des expositions et directeur des projets internationaux de la Serpentine Gallery à Londres depuis 2006. En 2014, à l'occasion des trente ans de la Fondation Cartier, Hans Ulrich Obrist propose «L'Entretien infini» - titre emprunté à Maurice Blanchot -, un marathon de la conversation avec les artistes, scientifiques et penseurs proches de la Fondation Cartier et de sa programmation. Depuis, de nombreux entretiens ont eu lieu avec d'autres artistes et scientifiques à l'occasion des expositions «Le Grand Orchestre des Animaux» (2016), «Junya Ishigami, Freeing Architecture» (2018) et «Géométries Sud, du Mexique à la Terre de feu» (2018). L'intégralité de ces entretiens est aujourd'hui rassemblée dans ce livre invitant à transcender les frontières entre les disciplines et de faire voyager les idées.

  • David Lynch, nudes

    David Lynch

    Dix ans après l'exposition-événement qu'elle a consacrée à David Lynch et conjointement à la sortie de la troisième saison de la série culte «Twin Peaks», la Fondation Cartier publie un ouvrage réunissant l'ensemble du travail photographique de David Lynch dédié aux nus féminins.

  • Dans ses oeuvres architecturales qu'il compare volontiers à des paysages, des nuages ou des forêts, l'architecte japonais Junya Ishigami fait disparaître la frontière entre environnement extérieur et espace intérieur. Pour la Fondation Cartier pour l'art contemporain, l'architecte conçoit une exposition dévoilant, à une échelle inédite, ses recherches les plus récentes sur la liberté, la fluidité et le futur en architecture, qui sera présentée d'octobre 2017 à mars 2018. À cette occasion, la Fondation Cartier publie un ouvrage retraçant la genèse du projet dans lequel se mêlent photographies, dessins, maquettes et toute la poésie inhérente au travail de Junya Ishigami.

  • À l'occasion de son 30e anniversaire en 2014, la Fondation Cartier pour l'art contemporain a demandé au photographe japonais Nobuyoshi Araki de prendre une photographie chaque jour, commande destinée à être publiée chaque semaine sur le site internet de la Fondation Cartier sous forme de diaporama. Araki se prend alors au jeu et réalise entre mai 2014 et mars 2015 un total de 1 250 photographies couleur inédites - soit plus d'un cliché par jour - nous invitant à le suivre à travers un Tokyo intime et sensible mêlant portraits de jeunes femmes, natures mortes sensuelles et lieux emblématiques de la vie personnelle de l'artiste. La Fondation Cartier dévoile aujourd'hui toute la richesse de ce sublime kaléidoscope au sein de l'ouvrage «Hi-Nikki (Non-Diary Diary)» qui réunit l'ensemble des photographies réalisées pour ce projet. Né en 1940 à Tokyo, Nobuyoshi Araki invente en 1980 le concept de « faux journal intime photographique ». Il trouve son inspiration dans l'histoire de son pays, sa vie quotidienne et l'érotisme japonais. Situé à la frontière entre l'autobiographie et le journal intime, son travail se caractérise par la pratique de la photographie spontanée de situations mises en scène.

  • Autophoto

    Collectif

    Du 20 avril au 24 septembre 2017, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présente Autophoto, une exposition inédite consacrée à l'automobile et à la photographie, et à la manière dont ces deux grandes inventions ont redéfini notre rapport à l'espace et au temps tout en influençant la vision de nombreux artistes.
    À la fois objet de désir combinant esthétique et performance, et symbole de réussite sociale et de liberté, l'automobile est devenue au fil du temps un formidable sujet photographique. Le catalogue de l'exposition Autophoto explore la manière dont la photographie, outil de l'immobilité, a bénéficié de l'automobile, outil de la mobilité. Il réunit plus de 450 oeuvres de photographes historiques et contemporains qui ont porté sur l'automobile un regard passionné et créatif, la transformant en véritable médium permettant au langage photographique de s'exprimer de façon libre et originale, en tous lieux et tous moments.
    Des textes de spécialistes, des entretiens, des citations d'artistes, une brève histoire du design automobile et une chronologie viennent compléter ce vaste panorama en croisant les approches esthétiques, sociologiques et historiques.

    700 reproductions couleur et noir et blanc.
    Avant-propos de Xavier Barral et Philippe Séclier. Textes de Simon Baker, Nancy W. Barr, Clément Chéroux, Marc Desportes, Pascal Ory. Entretiens avec Alain Prost et Jean Todt. Contribution d'Alain Bublex.

  • Du 11 juillet 2018 au 6 janvier 2019, la Fondation Cartier pour l'art contemporain célèbre la richesse et les couleurs extraordinaires des dessins, formes et figures présents dans l'art latino-américain avec l'exposition Géométries américaines, du Mexique à la Terre de Feu. À travers une pluralité d'oeuvres et d'objets, de la céramique à la peinture en passant par la sculpture, la photographie, l'architecture ou les peintures corporelles, cette exposition propose une plongée au coeur de l'abstraction géométrique en Amérique latine, de la période précolombienne à nos jours. Dans le cadre de l'exposition, la Fondation Cartier publie un catalogue proposant de découvrir toutes les oeuvres de l'exposition à travers près de 300 images, des cartes et des notices d'oeuvres. Les contributions d'Olga de Amaral, d'Elisabetta Andreoli, de Ticio Escobar, de César Paternosto, de Gabriela Rangel et de Lux Vidal éclairent ce vaste panorama et mettent en lumière la continuité des lignes et des formes parcourant l'art latino-américain à travers le temps.

  • Du 15 mai au 21 octobre 2012, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présente Histoires de voir, Show and Tell, une exposition regroupant des travaux artistiques provenant du monde entier (Brésil, Japon, Europe, Haïti, Inde, Mexique), allant de l'art naïf et autodidacte à l'art de cultures indigènes. À travers une scénographie d'Alessandro Mendini, les oeuvres choisies expriment les visions profondément personnelles de leurs créateurs, tout en étant fortement liées à leur origine géographique et à leur époque, révélant ainsi un univers d'histoire, de mythologie, de folklore et de magie.

    Conçu dans le prolongement de l'exposition, le catalogue Histoires de voir se déroule comme une succession d'histoires autour des artistes et de leurs oeuvres ainsi que, le cas échéant, celles de leurs communautés. Avec plus de 300 images des sculptures, peintures et dessins exposés, une documentation visuelle importante, et des textes de spécialistes, le livre constitue une occasion unique de mieux connaître les contextes dans lesquels travaillent ces artistes. Les approches complémentaires et transversales de Laymert Garcia dos Santos et Sally Price apportent un regard critique sur l'exposition.

  • Bruce Nauman

    Collectif

    Du 15 mars au 14 juin 2015, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présente une grande exposition personnelle de l'artiste américain Bruce Nauman.
    Rassemblant un ensemble fort et puissant d'oeuvres créées au cours des quatre dernières années, cette exposition est la plus importante présentation du travail de Bruce Nauman en France depuis la rétrospective organisée par le Centre Pompidou en 1997.
    Conçu en étroite collaboration avec l'artiste, le livre publié à cette occasion présentera cette exposition exceptionnelle à travers des photographies, des notes et des croquis et permettra d'approfondir la connaissance de l'oeuvre de cet artiste inclassable, à mi-chemin entre art conceptuel et art minimal.
    Artiste prolifique reconnu comme l'un des plus influents de sa génération, Bruce Nauman (1941, Fort Wayne, Indiana, États-Unis) développe depuis la fin des années 1960 une oeuvre mêlant sculpture, vidéo, néon, installation et performance. Bruce Nauman s'attache aux notions de corps et d'identité, à la fonction du langage, aux phénomènes de perception de l'espace ainsi qu'à la participation du spectateur. Il s'intéresse également à tout ce qui se rapporte au monde de la danse, à l'expression du corps en mouvement. Dès 1967, influencé par sa rencontre avec le musicien John Cage et le chorégraphe Merce Cunningham, il réalise une série de performances filmées dans lesquelles il répète des gestes du quotidien ou des phrases simples de manière méthodique. Dans les années 1970 et 1980, il utilise le néon dans des oeuvres jouant avec les mots ou représentant des saynètes à caractère sexuel. Ses oeuvres plus récentes continuent à questionner les notions qu'il explore depuis ses débuts et à constituer une oeuvre d'une richesse exceptionnelle.
    Le travail de Bruce Nauman a fait l'objet de nombreuses expositions individuelles à travers le monde, notamment au Los Angeles County Museum of Art (1972), à la Kunsthalle de Bâle (1986), au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris (1986), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid (1993), au MoMA de New York (1995), au Hirshhorn Museum de Washington (1994) et à la Tate Modern de Londres (2004). En 2009, Bruce Nauman a représenté les États-Unis à la Biennale de Venise et a reçu le Lion d'or du meilleur pavillon national.

  • Vaudou

    Collectif

    Présentée du 5 avril au 25 septembre 2011 à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, l'exposition Vaudou dévoilera pour la première fois au public un ensemble exceptionnel d'oeuvres vaudou du Bénin et du Togo provenant de la collection d'Anne et Jacques Kerchache.

    Grand esthète, spécialiste des arts primitifs et conseiller scientifique de nombreuses expositions, Jacques Kerchache a offert ses lettres de noblesse aux arts premiers en leur ouvrant les portes des plus grands musées français. Il est notamment à l'origine de la création du Pavillon des sessions au Louvre en 2000. Il fut également à l'initiative du projet du musée du quai Branly, qui a ouvert ses portes en 2006.

    Jacques Kerchache a collaboré en de multiples occasions avec la Fondation Cartier : en 1992 pour l'exposition À visage découvert, puis en 1997 lors de l'exposition Réflexion sur la mort consacrée à l'artiste haïtien Patrick Vilaire et en 1998 avec être nature où fut exposée son incroyable collection d'insectes.
    Évoquée à de nombreuses reprises avec Jacques Kerchache, mais n'ayant pu être organisée avant son décès en 2001, l'exposition Vaudou est l'occasion pour la Fondation Cartier de réaliser le souhait de ce grand connaisseur de l'art africain pour qui le vaudou représentait une réelle fascination.

    Effectuant dès les années soixante de nombreux voyages au Bénin, Jacques Kerchache a très vite reconnu la puissance esthétique et l'originalité plastique de la statuaire vaudou, constituant au fil des années ce qui deviendra la plus importante collection jamais consacrée au vaudou africain. L'exposition présentée à la Fondation Cartier présentera une centaine de statuettes, pour la plupart anthropomorphes, résultant d'un assemblage mystérieux d'ossements, de cordes, de coquillages et de tissus, souvent recouverts de terre, d'huile de palme ou de sang. Ayant pour beaucoup d'entre eux été utilisés dans le cadre de rites vaudou, ces objets en tirent un caractère effrayant qui s'ajoute à l'étrangeté de leurs caractéristiques formelles. La scénographie de l'exposition, réalisée par Enzo Mari, l'un des grands maîtres du design italien, explorera l'étrange beauté de ces oeuvres au pouvoir unique.

    Conçu dans le prolongement de l'exposition, le catalogue Vaudou rassemblera plus de 150 photographies réalisées par Yuji Ono dans le cadre d'une commande spécifique. Le livre reviendra également sur le parcours atypique de Jacques Kerchache et sur sa passion pour la statuaire africaine à travers de nombreux documents et photographies personnels. À cette occasion seront publiés ses textes sur l'art africain et sur le vaudou du Bénin, dont certains étaient jusqu'à présent restés inédits. Enfin les contributions de spécialistes comme Marc Augé, Suzanne Preston Blier, Gabin Djimassé ou encore de l'artiste Patrick Vilaire donneront un nouvel éclairage sur le vaudou africain, faisant de ce catalogue un ouvrage de référence sur le sujet.

  • César

    Collectif

    Du 9 juillet au 26 octobre 2008, la Fondation Cartier pour l'art contemporain organise une exposition majeure consacrée à l'artiste César. Jean Nouvel - en tant qu'architecte du bâtiment de la Fondation Cartier et ami de César - est invité à sélectionner les oeuvres et à les mettre en scène, offrant une perspective nouvelle sur l'un des sculpteurs les plus importants de la deuxième moitié du XXe siècle.
    À travers cette exposition, la Fondation Cartier rend hommage à un artiste avec qui elle a collaboré pendant près de 15 ans, depuis 1984 jusqu'à sa mort en 1998. Le catalogue publié à l'occasion de cette exposition offre une vision nouvelle et plus conceptuelle du travail de César. Une centaine des oeuvres phares de l'artiste y sont présentées : les compressions, les expansions et les empreintes humaines, ainsi que son fameux bestiaire en ferraille, montrent comment l'exploration des possibilités formelles et expressives offertes par les matériaux industriels est apparue très tôt dans la carrière de l'artiste. Regroupant 150 illustrations - parmi lesquelles de nombreuses vues d'exposition - autour d'un texte de Jill Carrick, historien d'art et professeur à la Carleton University au Canada, cet ouvrage révèle l'influence décisive du travail de César sur l'art d'aujourd'hui.

  • De février à avril 2016, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présente une exposition personnelle de Daido Moriyama, figure incontournable de la photographie japonaise.
    Né en 1938 à Ikeda, Daido Moriyama invente dès le milieu des années 1960 un langage visuel frénétique et tourmenté, privilégiant le flou, le grain et la déformation du réel. Témoins des changements spectaculaires qui marquent le Japon de l'après-guerre, les photographies de Daido Moriyama expriment les contradictions d'un pays où une tradition séculaire persiste au sein des pratiques contemporaines. Souvent floues, vertigineusement inclinées, envahies par les gros plans, ces images révèlent une proximité et une relation particulière au sujet. Ses photographies de Tokyo, en particulier du quartier aux rues étroites de Shinjuku où se mélangent toutes les couches de la population, offrent une vision dure et crue de la vie urbaine, un quotidien chaotique, des mondes étranges, des personnages hors normes.
    Considérant les livres comme le meilleur moyen de diffuser son oeuvre, Daido Moriyama a publié plus de 150 monographies depuis ses débuts. Son travail a par ailleurs fait l'objet de nombreuses expositions, notamment au SFMoMA de San Francisco (1999), au Tokyo Metropolitan Museum of Photography (2008), au Philadelphia Museum of Art (2009) et à la Tate de Londres (2012-2013). Son oeuvre figure également dans les collections d'institutions internationales prestigieuses comme le MoMA de New York, le Getty Museum de Los Angeles, le Museum of Fine Arts de Boston et le Centre Pompidou à Paris, ainsi que dans celle de la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris.
    Après une importante exposition en 2003 consacrée à la photographie noir et blanc de Daido Moriyama, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présente aujourd'hui ses travaux récents en couleur. Ayant pour sujet les quartiers underground de Tokyo, ces photographies empreintes de noirceur reprennent les thèmes qui traversent son oeuvre et traduisent son goût des cadrages chancelants et des textures.
    Réunissant l'ensemble des photographies présentées et accompagné d'un texte de l'artiste, le catalogue publié à l'occasion de cette exposition offre une occasion unique de découvrir la pratique de la photographie couleur de Daido Moriyama, encore peu connue du grand public.

  • De juillet 2016 à janvier 2017, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présente Le Grand Orchestre des Animaux, une exposition conçue à partir du travail de Bernie Krause. Bio-acousticien, scientifique et musicien américain, Bernie Krause a, depuis près de cinquante ans, collecté plus de 5?000 heures d'enregistrements sonores d'habitats naturels sauvages, terrestres et marins, incluant plus de 15?000 espèces animales. L'approche de Bernie Krause est unique. Il révèle la beauté et la complexité des vocalisations animales aujourd'hui menacées par l'activité humaine, et nous conjure de tendre une oreille attentive avant que le silence ne s'installe au coeur du grand orchestre des animaux. L'exposition invite le public à écouter une sélection des plus beaux enregistrements réalisés par Bernie Krause en Afrique, en Amérique et au plus profond des océans, à travers une expérience émotionnelle et sensorielle hors du commun.
    Dialoguant silencieusement avec le grand orchestre de Bernie Krause, des oeuvres d'artistes contemporains offrent une réflexion visuelle sur notre rapport au monde animal et sur la place de l'animal dans nos sociétés humaines. Exploration sonore et visuelle du monde naturel, l'exposition Le Grand Orchestre des Animaux plonge le public au coeur de la beauté du monde naturel et propose une réflexion sur les grandes questions environnementales du XXIe siècle et sur les raisons qui ont mené l'homme à entrer dans ce que l'on appelle aujourd'hui la « sixième extinction ».
    Le catalogue publié à cette occasion constitue une exploration esthétique, scientifique et philosophique du monde animal. Il propose au lecteur de découvrir le travail de Bernie Krause et de mener une réflexion sur les enjeux liés à la préservation de la biodiversité à travers de nombreux textes de spécialistes. Réunissant photographies, cartes, schémas, sonogrammes ainsi que les oeuvres des artistes présentés dans l'exposition, cet ouvrage est un véritable manifeste pour la sauvegarde de la beauté des écosystèmes.

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