Livres en VO

  • Mathieu Matégot

    Patrick Favardin

    • Norma
    • 1 Octobre 2014

    Mathieu Matégot (1910-2001) est l'un des designers les plus inventifs des années 50. Cet artiste d'origine hongroise, créateur, décorateur et entrepreneur, est l'inventeur d'un véritable langage, dont l'un des supports principaux est le Rigitulle, une tôle perforée qu'il a brevetée et qui lui permet de déployer, par un système de plis, son métal perforé dans l'espace. À l'aise avec tous les matériaux, il a également travaillé le verre, le bois, le rotin ou encore le laiton. Il a régulièrement participé, durant les années 50, aux plus grands Salons. Très sollicité, il a répondu à de nombreuses commandes, publiques ou privées : le restaurant végétarien La Saladière, à Paris, une partie du Drugstore des Champs-Élysées, deux foyers-bars à la Maison de la radio ou encore un aérodrome à Casablanca.

    Grâce à de nombreux documents d'époque provenant notamment des archives familiales, cet ouvrage revient sur l'ensemble du parcours de Matégot, de sa découverte du métal perforé pendant la Seconde Guerre mondiale à ses dernières tapisseries des années 80. Il permet avant tout de redécouvrir une oeuvre riche et variée, qui fait de Mathieu Matégot l'un des plus grands créateurs de la période des Trente Glorieuses.

  • Kristin McKirdy, céramiste

    Collectif

    • Norma
    • 19 Septembre 2012

    Née au Canada de parents américains, mais vivant en France depuis son plus jeune âge, Kristin McKirdy s'est abreuvée aux sources des différentes cultures auxquelles elle s'est trouvée confrontée. Elle a suivi des études d'histoire de l'art à Paris et de beaux-arts à l'université de Californie, Los Angeles (UCLA). Sa vocation de céramiste fut pour elle le moyen de réaliser une synthèse libre et enrichissante d'influences parfois antagonistes.
    Son itinéraire professionnel se vit comme une suite de défis et de questionnements. La connaissance approfondie de l'histoire de sa discipline et la parfaite maîtrise de ses savoir-faire conditionnent à ses yeux l'épanouissement d'une production originale et puissante.
    Tout en demeurant convaincue que son art devait rester ancré dans ces traditions, elle a appris des artistes céramistes, notamment Adrian Saxe et Kenneth Price, que le temps était venu pour la céramique de s'affranchir de son enfermement dans le monde des arts décoratifs pour s'inscrire dans la grande nébuleuse des arts plastiques.
    Étrangère au débat d'arrière-garde qui agite la scène européenne, elle bâtit sa carrière avec une foi et un détachement absolu de qualité indispensable pour transformer toute inquiétude existentielle ou métaphysique en un terreau fertile, aux origines de toute création. Forte et fragile, Kristin McKirdy livre une oeuvre savante et spontanée, rigoureuse et sensible. Jouant avec virtuosité des archétypes universels (vases, coupes, bols, amphores) qui peuplent sa discipline, elle fait naître de ses mains des pièces dont le biomorphisme mesuré est vecteur de sens et d'émotion.
    La Cité de la céramique donne carte blanche à Kristin McKirdy pour réaliser un rapprochement historique et esthétique entre son travail et certaines pièces conservées dans les collections nationales.
    Une exposition monographique « Kristin McKirdy. Vingt ans de création » présente à la fois les créations de ses quatre années de résidence à Sèvres entre 2008 et 2012 et une sélection de pièces parmi les plus représentatives des vingt dernières années provenant de collections privées.
    Parallèlement à l'exposition à Sèvres, les créations réalisées lors de la résidence de Kristin McKirdy seront mises en vente à la galerie parisienne de Sèvres, au Palais-Royal. Les galeries Pierre-Marie Giraud à Bruxelles et Jousse à Paris présenteront aussi des pièces.
    Le livre servira de catalogue.

  • * The first comprehensive monograph on Abraham & Rol, legendary designers of the second half of the 20th century * Includes a mix of contemporary and '50s and '60s photographs * This book includes examples of their architectural work, previously unknown to the public "It is a rare species, but it exists," as '60s art critic Pascal Renous pointed out on the subject of artistic couples. The designer-decorator duo of Janine Abraham and Dirk-Jan Rol met at Jacques Dumond's studio in 1955. The couple shared the same love of precision, line and plain colors. Their earliest joint creations were first exhibited at the Salon des artistes décorateurs, in Paris. Their furniture, made of wicker, wood and aluminum, twice won prizes at the Salon des artistes décorateurs (a sideboard in 1956 and an armchair in 1958), garnering notice from the public and professionals alike. Jean Royère did not hesitate to use their emblematic Soleil armchair (gold medal at the 1958 Brussels World's Fair) in the decoration of the palace of the shah of Iran, in Teheran. Their light and functional designs are available today, re-edited by Yota Design. Abraham & Rol were also interior designers for both individual and large corporate clients, such as Yves Rocher and Saint-Gobain, with the same precision and sense of composition that define their furniture pieces. The couple also expressed their creativity through architecture, their mastery of this discipline enabling them to design some twenty houses from the 1960s through the 2000s in the Île-de-France region. Their homes are genuine inhabited sculptures, of which certain have become truly emblematic.

  • Anglais Que sont mes amis devenus ?

    Gilles de Bure

    • Norma
    • 2 Décembre 2010

    Quarante créateurs de disciplines et d'expressions plurielles. Quarante tempéraments à l'écriture spécifique et à la destinée singulière. Quarante talents qui se déploient dans une infinité de directions : arts, affichisme, architecture, architecture intérieure, bande dessinée, chorégraphie, cinéma, couleur, création multimédia, design, édition, graphisme, illustration, mode, muséographie, paysagisme, photographie, scénographie, textile, théâtre, typographie, vidéo.
    Quarante aventures, quarante trajectoires qu'apparemment rien ne lie. Et pourtant, un fil rouge les unit, leur passage à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (ENSAD). Quarante créateurs rencontrés, observés, côtoyés, quarante ans durant et qui dressent, au travers de leur oeuvre, un portrait vivant de la création française.

  • La lampe Gras

    Didier Tessonnière

    • Norma
    • 21 Décembre 2011

    La lampe Gras a une place inédite dans l'histoire du luminaire. Conçue et fabriquée en 1921, elle inaugure un genre nouveau de système d'éclairage dont la vocation est de satisfaire aussi bien le monde de l'industrie que le secteur tertiaire en plein essor.
    À géométrie variable et aisément adaptable au gré des besoins de chacun, la lampe Gras est à même d'éclairer de la façon la plus performante les machines-outils, les planches à dessin, les bureaux, les laboratoires et jusqu'au bloc opératoire du paquebot Normandie. Répudiant tout maniérisme ornemental, son créateur, l'ingénieur Bernard-Albin Gras, l'a dotée d'une esthétique relevant de cette adéquation parfaite du dessein, et du dessin qui fonde ce qu'on appelle aujourd'hui le design.
    Comme telle, son succès fut immédiat, au point de susciter interprétations et imitations, notamment chez les membres du Bauhaus fascinés par cet incunable de la modernité. Mais il revient à Le Corbusier de lui avoir conféré une aura particulière, voyant en elle, selon ses propres termes un « objet-outil » réduit à sa pure fonctionnalité, un « objet-type » dont il a fait bénéficier son agence comme ses réalisations architecturales. À sa suite, Robert Mallet-Stevens, Eileen Gray, Michel Roux-Spitz, Sonia Delaunay, Georges Braque et tant d'autres figures de l'avant-garde l'ont adoptée, contribuant à la faire entrer dans la légende. Cette carrière prestigieuse se double d'un succès plus anonyme dans le monde du travail, exceptionnel par le volume de ses commandes comme par sa durée. Il n'est guère d'autre exemple de lampe qui, sans modification majeure, ait été éditée pendant plus d'un demi-siècle.
    Après quelques décennies d'éclipse, la lampe Gras retrouve une notoriété auprès d'une nouvelle génération d'architecte, de décorateurs et de collectionneurs, fascinés par cet objet de la première modernité au même titre que les meubles de Le Corbusier, Herbst, Prouvé et Perriand. Cet ouvrage retrace l'histoire d'une invention et d'une aventure industrielle mais il se veut aussi une promenade à travers les choix esthétiques de l'entre-deux guerre et ceux, plus éclectiques, du temps présent.

  • Anglais Wild sketches t.2

    Luis Royo

    Suite de la trilogie Wild Sketches de Luis Royo : le maître de l'illustration de guerrières amoureuses de dragons ! Avec pour cette série un format particulier, proche du manga avec ses 11,5 x 17,5 cm et sa jaquette couleurs !

  • This book is a unique and comprehensive illustrated dictionary of French Art Nouveau Ceramics.

    A census conducted in 1901 indicated the existence of some 209 producers of pottery in France, employing a total of around 5,800 full-time labourers. This great activity stimulated a parallel development in the arts, including the search for new expressions in art pottery, giving birth to l'art nouveau, a great and eclectic synthesis of a number of other art styles. Largely through British arts and crafts, and the work of artists like the Manxman Archibald Knox, it reached far back into the prehistory of Celtic art. To this were added later medieval elements, through the gothic revival championed by William Morris.

    The need for renewal, breaking away from the neo-Classical and academia, which was realm of the upper-class culture, was largely theorised by John Ruskin, who searched elsewhere for inspiration. Thus did British art nouveau also partake of Chinese and Japanese styles, though never in so forceful a manner as did the French aesthetic. France, on the one side, looked back to the swirling and frivolous eighteenth century Rococo, primarily through the influence of the Goncourt brothers, Edmond and Jules, influential aesthetes of the mid nineteenth century.

    The book focuses especially on artists working stoneware or gre's, faience, and terracotta. It aims to provide a general survey of the many artists working in these areas, and includes brief accounts of the ceramics work of sculptors and painters whose wider output is already well known.

  • Albert Diato

    Marie-Pascale Suhard

    • Norma
    • 1 Mai 2013

    Artiste protéiforme qui manie avec brio pinceau, stylo ou argile, Albert Diato naît à Monaco en 1927, où il passe son bac en 1945. À Paris, pendant la période euphorique de l'après-guerre, il se frotte à tous les courants artistiques de l'époque : abstraction, surréalisme et lettrisme principalement. Ses poèmes et nouvelles révèlent un univers onirique et « underground » original.
    Découvrant le plaisir du travail de la terre grâce à Picasso qui l'invite à Vallauris et qui explore la céramique à l'atelier Madoura, Albert Diato crée, en 1948, avec Francine Del Pierre et Gilbert Portanier, l'atelier du Triptyque, qui contribue à la révolution esthétique de la céramique des années 1950. À partir de 1952, il ouvre différents ateliers à Paris, Londres, Faenza, etc. Ses pièces sont exposées dans les grandes galeries et acquises par de nombreux musées en France et à l'étranger (Saint-Étienne, Victoria and Albert Museum, etc.). Ses céramiques sont fortes et puissantes, et leurs dessins préparatoires créatifs et vigoureux.
    En 1959, Diato obtient la médaille d'or à l'Exposition internationale de la céramique d'Ostende. Cette même année, le prince Pierre de Monaco remarque ce céramiste doué et lui demande d'effectuer le décor de la Bibliothèque Princesse Caroline à Monaco, inaugurée par la toute jeune princesse. En 1960, il le charge de réaliser un grand panneau mural en céramique et un plafond en stuc pour la salle des délégués à l'Unesco à Paris.
    Mais le talent du céramiste ne doit pas éclipser celui du peintre. Sa peinture est tout à fait unique et originale, et très tôt apparaissent gouaches, huiles, gravures ou lithographies. Stylisée et acérée, elle est d'abord figurative, avant que Diato ne se lance à corps perdu, vers 1957, dans une belle abstraction poétique. En 1962, influencé par Yves Klein et ses monochromes dorés, il introduit la feuille d'or dans ses créations. Son oeuvre, d'où se dégagent mysticisme et sérénité, a été exposée par les plus grandes galeries internationales.
    En 1967, à la demande du roi Zaher Shah d'Afghanistan, et grâce à ses grandes connaissances en matière d'émaux et de cuisson, Albert Diato est nommé expert par le Bureau International du Travail (BIT) de Genève afin de relancer la poterie afghane. Il exécute pour l'ambassade de France à Kaboul un grand panneau mural, puis deux autres pour la villa du roi à Naghlu.
    Ce n'est que peu de temps avant sa mort prématurée qu'Albert Diato revient à Monaco, laissant le souvenir d'une personnalité chaleureuse et poétique hors du commun.
    L'exposition rétrospective de l'été 2013, organisée par la Direction des Affaires Culturelles de Monaco et les commissaires d'exposition Adriano Ribolzi et Marie-Pascale Suhard, permettra de redonner à Albert Diato la place qui lui revient dans le coeur des Monégasques et celle de grand créateur dans le contexte artistique du XXe siècle qu'il occupait de son vivant.

  • Plus que des thèmes de travail, la nature, le corps et la peau sont pour Isabel Hérault et Yves Arnod la matière même de l'architecture : la nature dans laquelle elle se fond et à laquelle elle se confronte ; le corps qui lui donne sensualité et mouvement, qu'elle incarne et protège ; la peau, son interface avec la ville et le paysage, Chaque projet est pour eux matière à expérimentation.
    Influencées par la force des paysages des Alpes de leur enfance, leurs architectures, entre métamorphose et création, s'élaborent à partir des énergies présentes dans les milieux, cherchant à établir une complicité inventive avec un " déjà-là ". Au-delà de leur relation au paysage, elles établissent des connexions à la fois physiques et symboliques dans la fabrication de nouveaux écosystèmes où le bâtiment trouve sa place, en équilibre entre nature et artefact, enracinement et autonomie de la forme, mimétisme et étrangeté.
    Les tracés et les espaces sont fluides, fonctionnels et poétiques, cherchant à éveiller les sens. Ces architectures jubilatoires puisent leur dynamique dans des déplacements et des imaginaires à la fois archaïques et anticipateurs. Ponctuant la présentation des projets, trois textes sous forme de livrets traitent de l'alliance entre architecture et environnement à la base de leur réflexion d'architectes : " L'ambivalence dans la peau " par Francis Rambert, critique d'architecture et directeur de l'Institut français d'architecture ; " TransArchitectures " par Chris Younès, psychosociologue et philosophe ; et enfin " La machine, le fossile et le jardin " où Fabiola Lôpez-Duràn, historienne de l'architecture, part de ces étranges organismes séduits par la nature que sont les phasmes et les cirripèdes, pour parler du rapport entre soi et l'autre, primordial en architecture.

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