Norma

  • Jean Dunand

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    • Norma
    • 6 Novembre 2020

    Réédition augmentée et mise à jour de l'oeuvre de Jean Dunand présentant plus de 1800 oeuvres illustrées de l'artiste.

  • Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son « art d'habiter », qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon.
    En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. « De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais », a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant.
    Ses expositions au Japon, « Sélection, Tradition, Création » (1941) et « Proposition d'une synthèse des arts » (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque.
    L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.

  • Première synthèse publiée sur la décoration des ambassades de France, cet ouvrage retrace un siècle de diffusion du style français à l'étranger, des premiers ensembles Art nouveau et Art déco au design d'aujourd'hui, sans oublier les grandes réalisations des années 1950 et 1960, comme dans l'Afrique des indépendances.
    Moins connus que ceux des paquebots, ces aménagements lointains ont pourtant rassemblé des créateurs tout aussi prestigieux, à l'image de René Lalique, Louis Majorelle, Jean Dunand, Jacques-Émile Ruhlmann, Jacques Dumond, Jean Royère, ou encore Jean-Michel Wilmotte ou Paul Chemetov..
    Le recours à des archives et à des fonds photographiques pour partie inédits, croisés avec des témoignages de grands écrivains ou de peintres (par exemple des représentations par Édouard Vuillard), a également permis de reconstituer les décors disparus dans les aléas de l'histoire - guerres, révolutions, catastrophes naturelles...
    Au fil des pages se dessinent une histoire du goût français et de son enrichissement au contact des autres cultures, et plus largement l'image d'un pays riche de ses savoir-faire et ouvert sur le monde.

  • Source de fantasmes et d'espoirs comme de malentendus, le craft est depuis longtemps l'objet de débats qui nécessitent aujourd'hui un éclairage critique et théorique renouvelé que le seul mot « artisanat » restreint parfois. Politiques, écologiques, entrepreneuriales, humanitaires, patrimoniales, technologiques, éducatives, etc., les formes du craft se sont étendues, réinventées et complexi&ées. Chacun, des craftivists aux makers, du folk craft au craft art, d'une nouvelle génération de créateurs aux maisons de luxe, s'empare de ce domaine, bouleversant la tradition et ses codes souvent hérités du passé. Aux États-Unis, en Chine, en France, comme en Italie ou dans de nombreux autres pays comme le Brésil, l'Afrique du Sud, la Thaïlande, ces différentes approches nous obligent à prendre en compte de plus vastes questions articulées autour de quatre thématiques : AFFINITÉS aborde l'esprit collaboratif et la porosité entre les différents domaines de la création et le craft ; CULTURES, les valeurs portées par les artisans au-delà de leurs savoir-faire ; ÉDUCATIONS, les expériences pédagogiques innovantes qui renouvellent la transmission des savoirs ; ÉCONOMIES traite de la grande variété des modèles économiques dans ce secteur aujourd'hui.
    Cette anthologie rassemble 65 textes des années 1970 à nos jours traitant de la question du craft, accompagnés d'essais, de textes explicatifs et de bibliographies. Leurs auteurs, venus du monde entier, professionnels ou observateurs éclairés, témoignent de la richesse de leur expérience et de leurs ré;exions à visée prospective.
    Textes de Fabien Petiot, Chloé Braunstein-Kriegel, Andrea Branzi, Grace Lees-Maffei, Linda Sandino, Gloria Hickey, Jacques Anquetil, Nina Strizler-Levine, Garth Clark, Maria Elena Buszek, Stéphane Sauzedde, Annick Colonna-Césari, Emmanuel Barrois et Frédérique Le Graverend, Dana Buntrock, Laura M. Richard, Wang Shu, Charlotte Benton, Teleri Lloyd-Jones, Mònica Gaspar, Marcus Fairs, Alice Rawsthorn, Peter Siegenthaler, Anne Jourdain, Paul Greenhalgh, Anthea Black et Nicole Burisch, Clara Mantica, Unfold, Toby Glanville, David Caméo, Eriko Horiki et Blaine Brownell, Enzo Mari et Elvio Facchinelli, Stefano Micelli, Bruce Altschuler, Chunmei Li, Anneke Bokern, Hervé Barbaret, Kajsa Borg, Glenn Adamson, Bruce Metcalf, Caroline Maniaque, Grégoire Talon, Gerard C.J. Lynch, Patricia Woods, Teleri Lloyd-Jones, Namita Gupta Wiggers, Mary Douglas, Nicole Van Dijk, Patrick Bouchain, Penny Sparke, Serge Le Roux, Hugues Jacquet, Robin Mellery-Pratt, Guy Salter, Yuri Na et Michel Lamblin, Ruth Brewerton, Miguel Angel Gardetti et Subramanian Senthilkannan Muthu, Alberto Cavalli, Caroline Roux, Justin McGuirk, Jennifer Beamer, Anitra Nettleton, Eleanore Herring, Darrin Alfred, Daniel Nicolas, Jean-Marc Huygen, Sumanatsya Voharn...

  • Le renouveau des arts décoratifs dans la France d'après-guerre est d'une extrême diversité, du style 40 qui perdure à travers les commandes officielles au meuble classique ou néoclassique dont le succès est sans précédent. La modernité reste un combat à mener après l'échec de l'Union des Artistes Modernes (UAM) qui n'a pas su convaincre. Ce défi est relevé par la jeune génération des décorateurs présentés dans cet ouvrage. Leur approche répond aux besoins et aux aspirations d'un pays en pleine reconstruction, avec l'extraordinaire vitalité qui caractérise l'époque.
    Après une introduction qui met l'accent sur l'alliance d'esthétique, de fantaisie et de rigueur, de cette création française foisonnante, ce livre s'organise en quatre parties, chacune précédée d'une introduction qui en définit le contexte historique.
    -les maîtres de l'entre-deux-guerres, tels qu'Adnet, Arbus ou Old.
    -les représentants d'un style 50 en liberté, ludiques et affranchis de tout discours en «isme», Matégot, Royère...
    -les grandes figures de la Reconstruction - Gascoin, Hitier ou Sognot - qui ont transmis à la génération suivante le sens d'une modernité exigeante et puriste.
    -leurs fils spirituels, Gautier-Delaye, Guariche, Motte, Paulin ou Philippon et Lecoq.
    Outre ces trente-trois monographies, Patrick Favardin analyse la mise en place de structure d'édition et de diffusion, avec des fabricants comme Airborne, Les Huchers-Minvielle ou Steiner, des galeries comme Steph Simono ou MAI ou encore les Salons.

  • Métal contre bois, industrie contre artisanat, équipement contre décoration, peuple contre élite. La création de l'Union des artistes modernes (UAM), en 1929, par René Herbst, Francis Jourdain, Robert Mallet-Stevens, Charlotte Perriand, Hélène Henry et Raymond Templier, est souvent présentée comme une scission des « modernes » contre les « anciens », réunis au sein de la Société des artistes décorateurs (SAD). Ces modernes, auxquels se joindront Pierre Chareau, Eileen Gray, Le Corbusier, les frères Martel, Jean Prouvé et bien d'autres, militent pour un art fonctionnaliste, sans ornement, destiné au plus grand nombre. Ils auraient tourné le dos aux décorateurs et à l'artisanat de luxe, incarné par l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, pour créer un mouvement en phase avec les besoins de leur époque. Cet ouvrage retrace les moments décisifs de cette scission et la naissance de l'UAM, en s'appuyant notamment sur les archives des deux groupements, dont il reproduit des extraits, comme sur de nombreux documents d'époque.

  • Les années 60 et 70 sont indissociables dans l'histoire de la décoration et du mobilier. Elles marquent un tournant radical dans un monde jusqu'alors confiné à des expressions nationales et élitistes. Tout éclate au début des années 60. La mode est à la fois d'inspiration anglosaxonne, scandinave, italienne et française. Les genres se mélangent dans un désir effréné de vivre en symbiose avec son temps. Les progrès de la technologie accréditent la conviction d'une liberté conquérante de l'individu et suscitent des désirs inédits d'une nouvelle manière d'habiter, fût-ce dans des cellules de science-fiction. Les formes s'arrondissent, les sièges deviennent des tapis-sculptures qui permettent de se lover dans des univers chaleureux, ludiques et anticonformistes. Les couleurs et les motifs décoratifs épousent l'éclat et les délires du Pop' Art et du psychédélisme. L'espace d'habitation se transforme en rêve éveillé où se mêlent un mobilier luxueux dans des matériaux inédits et des objets surprenants de toutes origines, associés, fait nouveau, à des meubles anciens. La fin des années 70 marque l'avènement d'une époque où la beauté et l'élégance classique cèdent le pas à une multitude d'expressions qui échappent à tout classement et à toute hiérarchie. L'heure du post-modernisme a sonné.
    Composé d'une longue introduction qui en donne une vision synoptique et de trente-deux monographies qui décrivent ses multiples visages, ce livre rend intelligible une période exceptionnellement créative et révèle à travers une abondante iconographie, souvent inédite, sa formidable richesse esthétique.
    Une iconographie mise à jour, une nouvelle jaquette et trois nouveaux décorateurs viennent enrichir cette nouvelle édition.

  • Apparues au xvIe siècle pour éclairer les ruelles étroites des villes et villages japonais, les chochin, lanternes mobiles de papier et de bambou, ont occupé une place centrale dans la culture et l'artisanat japonais.
    Intégrées dans les compositions d'artistes influencés par la mode du japonisme en europe et aux États-unis à la fin du xIxe siècle, ces lanternes légères, fragiles et éphémères se démocratisent en occident dans les années 50 grâce à Isamu Noguchi qui les électrifient. vendus pour quelques dollars chez Bonniers, à New York, les créations de Noguchi connaissent un vif succès et sont commercialisées en France par la galerie Steph Simon dans les années 60.
    Rond, rectangulaire, triangulaire, polygonale, le répertoire des formes déployées par les chochin est sans limite et en fait de véritables sculptures éclairantes, blanches ou décorées de motifs peints et d'inscriptions.
    Leur usage dans le temps invite à comprendre autant la nature des fêtes et rituels qui rythment la vie au japon, le rapport particulier de ses habitants à la lumière, que la force et la pérennité de leur artisanat.
    À travers une sélection d'bjets, d'estampes et de photographies, cet ouvrage, qui accompagne l'exposition se tenant au MADD, Bordeaux, du 31 janvier 2019 au 19 mai 2019, présente la fabrication de ces objets, leur évolution et leur adoption par les designers depuis les années 1950

  • Hubert Le Gall

    Jean-Louis Gaillemin

    • Norma
    • 13 Mars 2013

    Né en 1961, Hubert Le Gall est sculpteur, designer, scénographe. Une fois terminées ses études économiques et financières (pour faire plaisir à sa famille), Hubert Le Gall choisit de peindre, des portraits surtout, d'amis (Jacques Garcia, Yaguel Didier). Des panneaux où se mêlent dessin, peinture et photographie deviennent plateaux de table et permettent au plasticien de s'introduire furtivement dans le domaine de l'environnement intérieur.
    En 1997, la galerie Avant-Scène présente sa première exposition aux inspirations végétales avec des oeuvres devenues aujourd'hui des « intemporels » : les tables Marguerites ou les commodes Fleurs. Naissent alors les objets qui vont le rendre célèbre : la lampe Spectre et la Sculpture lampe, le fauteuil Pot de fleurs, le tapis Ombre chiné, le Vase vitrine.
    Son matériau de prédilection est le bronze, mais Hubert Le Gall aime toutes les matières : le plâtre, la résine, le bois, le verre et la céramique qu'il travaille, avec une même curiosité dans son atelier montmartrois, qui fut autrefois celui du peintre Bonnard.
    Manipulant sans cesse les symboles, nichant l'humour dans le détournement et l'allusion, Hubert Le Gall joue sans complexe des mots et des choses, des formes et des fonctions - fonction qui reste indispensable à cette dialectique ironique. Ses tables Fleurs sont plateaux et serre-livres, son bouquet de fleurs est aussi piètement de vase, ses commodes sont travaillées sur les quatre faces, son Pot de fleurs devient fauteuil, son Mouton une commode, le miroir Dorian un puzzle, son Taureau un cabinet...
    Croisant et assimilant les références (Jean-Michel Frank, Jean Royère, André Dubreuil, Giacometti, Dalí, Jean-Pierre Raynaud) avec un vaste bestiaire, les végétaux et la géométrie, Hubert Le Gall nous surprend, nous émeut et nous fait rire.
    Ce goût pour l'hybridation, sa compréhension des correspondances, font des merveilles dans la mise en valeur des oeuvres d'autres créateurs. Depuis 2000, Hubert Le Gall excelle dans la scénographie d'expositions, notamment pour Canaletto à Venise (musée Maillol, Paris, 2012), Canaletto-Guardi et Van Dyck (musée Jacquemart-André, Paris, 2012 et 2008), Design contre Design (Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 2007), René Lalique. Les Bijoux d'exception (musée du Luxembourg, Paris, 2007), Mélancolie. Génie et folie en Occident (Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 2005).
    Au fil du livre, différents intervenants, galeristes, conservateurs, collectionneurs et amis parlent de leur objet préféré d'Hubert Le Gall.
    Prix, expositions : En 2012, le Salon Maison et Objet a distingué Hubert Le Gall, créateur de l'année. Son oeuvre est entrée dans les collections permanentes de plusieurs institutions : musée des Beaux-Arts de Montréal, Canada ; La Piscine, Roubaix ; Mobilier national, Paris. Des ambassades de France, la mairie de Paris ont acquis de nombreuses créations. Parmi les galeries qui représentent Hubert Le Gall en France et à l'étranger, on peut citer Avant-Scène, Pierre-Alain Challier (Paris) ; Mazel (Bruxelles) ; ADP Décoration (Genève) ; Galleria Magenta 52 (Milan) ; Themes and Variations (Londres) ; Twenty First Gallery (New York) ;
    Dumonteil (Shanghai).

  • Jean Royère

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    • Norma
    • 18 Novembre 2017

    « Inventif, joyeux, Royère a développé un style qui conjugue modernité et classicisme avec entrain et humour. » Né en 1902, Jean Royère, le « moderne d'hier », manifeste très jeune son goût pour la décoration. Il débute à l'âge de 30 ans une brillante carrière de décorateur. Après avoir épousé puis délaissé le fonctionnalisme en vogue dans les années 30, il présente en 1939 au Salon des artistes décorateurs un boudoir qui marque de manière provocante le retour à l'ornement. Fin observateur de la création contemporaine, Royère découvre dès cette époque, chez les Scandinaves et les Italiens, notamment Alvar Aalto et Gio Ponti, des formes nouvelles auxquelles il associe un répertoire ornemental très libre, décliné avec une extrême virtuosité. De 1931 à 1972, ce voyageur infatigable réalise plus de mille projets à travers le monde, de l'aménagement de la cité ouvrière d'Aplemont dans le nord de la France à la décoration du palais du shah d'Iran, créant avec légèreté un style qui évoque le désir de liberté d'une époque et marquera nombre de créateurs contemporains.
    Ses meubles et objets, parmi lesquels les emblématiques fauteuils et canapés Ours, font aujourd'hui l'objet d'un véritable engouement de la part des collectionneurs d'art et de design à travers le monde.
    Préfacée par Jean-Louis Gaillemin, cette nouvelle édition permet de découvrir et d'approfondir des aspects méconnus de l'oeuvre de Jean Royère, notamment grâce à plus de deux cent de nouvelles illustrations.

  • « À vrai dire, l'art décoratif, c'est de l'outillage, du bel outillage », Le Corbusier, L'Art décoratif d'aujourd'hui.

    Créée en 1921, la lampe Gras tient une place inédite dans l'histoire du luminaire. D'une conception révolutionnaire et d'une grande sobriété, elle a vocation à satisfaire aussi bien le monde de l'industrie que le secteur tertiaire alors en plein essor. Le jeune Le Corbusier, passionné par la problématique de la lumière, l'adopte et se l'approprie dès le début des années 20. D'une fonctionnalité remarquable, cette lampe répond aussi parfaitement à son besoin de rupture avec la décoration et l'ornement, ce qui amènera l'architecte à l'intégrer dans son atelier de la rue de Sèvres à Paris comme dans son domicile, où elle sert aussi bien à éclairer ses tables de travail que les plateaux de tables de salle à manger. Il l'introduit également dans de nombreuses réalisations : la villa Le Lac (Corseaux, Suisse), la maison La Roche (Paris), la maison Guiette (Anvers), la villa Savoye (Poissy), ainsi que la villa de son amie Eileen Gray à Roquebrune-Cap-Martin...

    S'appuyant sur des photographies d'époque, cet ouvrage retrace l'histoire d'une rencontre entre une invention remarquable, mi-objet industriel, mi-objet de design, et l'un des plus grands architectes du XX° siècle. Tout en retraçant l'histoire de la lampe Gras, ses brevets, ses différents modèles, il nous fait redécouvrir par le prisme de cet emblème du design, les aménagements intérieurs de Le Corbusier, l'un des principaux promoteurs de cette lampe des temps modernes.

  • Faust magicien

    Jean Hugo

    • Norma
    • 15 Juin 2018

    Le Bal des Matières que donnèrent Charles et Marie-Laure de Noailles en juin 1929 dans leur hôtel particulier de la place des États-Unis était un rendez-vous célébrant la création artistique. Toute latitude fut donnée à plusieurs créateurs, dont Francis Poulenc, Jean Hugo ou Jean-Michel Frank pour créer des oeuvres aux formes inattendues.
    Cette fête donna naissance à un spectacle de lanternes magiques sur le thème de Faust. Jean Hugo (1894-1984) peint trente-deux plaques de verre, sur un livret du musicologue Louis Laloy et une musique originale de Georges Auric. Le texte du livret et la partition musicale ont disparu, mais restent les plaques, conservées à la villa Noailles, ainsi que des photographies de presse de l'époque, des documents d'archives. Dans le cadre du Festival de l'histoire de l'art à Fontainebleau en 2015, l'INHA, a commandé à la dramaturge Noëlle Renaude un texte pour redonner vie au Faust Magicien, ainsi qu'une création musicale à Ignacio Plaza Ponce.
    Cet ouvrage restitue l'histoire de ces plaques en lien avec la commande qui a présidé à leur création dans le contexte particulier et unique du Bal des Matières des Noailles en 1929. Il contextualise la projection initiale, grâce au texte de Stéphane Boudin-Lestienne et Alexandre Mare, illustré par des documents d'archives. Il rend également compte de sa permanence avec la publication du texte écrit par Noëlle Renaude - et remanié pour la présente publication - en regard des 32 plaques de verre. Une interview de Noëlle Renaude par Florence Buttay vient éclairer la genèse de cette commande.

  • René Prou

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    • Norma
    • 19 Avril 2018

    René Prou (1889-1947), ensemblier et décorateur, est, aux côtés de Ruhlmann, Leleu, Dunand, Subes ou Brandt, une figure centrale du mouvement Art déco. Formé chez Gouffé, à Paris, dans les années 1910, Prou participe à la plupart des salons d'Automne et Salons des artistes décorateurs avant de s'imposer à l'Exposition internationale des arts décoratifs de 1925. Consacré par de grandes commandes publiques ou privées, son talent d'ensemblier s'exprime tout autant dans la décoration des paquebots - Cuba (1923), Lafayette (1928), Paris (1929) - l'aménagement des wagons-lits de l'Orient- Express, le Palais des Nations, à Genève, où il intervient aux côtés de José-Maria Sert avec lequel il collabore égalment au Walldorf Astoria, à New York, ou encore l'ameublement des magasins Mitsubishi à Tokyo. Son style, défini par le galbe et la courbe des piètements en métal, mêlés à une ornementation joyeuse, rajeunit et allège les formes pleines et massives de l'Art déco tout en préservant l'harmonie, le confort et une certaine idée d'un luxe simple. Directeur de l'école de l'Union centrale des arts décoratifs, à Paris, en 1946, son aura a marqué de nombreux talents de l'après-guerre parmi lesquels Jean Royère.

  • Pucci de Rossi

    Collectif

    • Norma
    • 7 Juillet 2017

    Designer et artiste inclassable, Pucci de Rossi (1947-2013) a été un pilier de la scène artistique européenne des années 1980. Originaire de Vérone et formé auprès du sculpteur américain H.B. Walker, Pucci de Rossi réalise ses premières pièces en assemblant du mobilier en bois récupéré pour fabriquer des formes étranges et instables, entre trône et machine à remonter le temps. « Mon métier était un jeu pour moi, raconte-t-il, je découpais, je faisais, j'inventais. » Ses premières créations, empreintes de poésie et d'humour, renvoient tout autant au minimalisme de l'Arte Povera qu'au néobaroque du studio Memphis.
    Bijoux, mobilier, sculpture, peinture, l'univers de Pucci ne connaît pas de frontières, hormis celles de sa propre imagination.
    Sous sa main, les matériaux les plus modestes sont transcendés et deviennent des créations aussi fortes visuellement que fonctionnelles.
    Régulièrement exposé à partir de 1985 à Paris et New York à la galerie Néotù, fondée par Pierre Staudenmeyer, il réalise notamment l'aménagement de la boutique Barbara Bui à Paris, ou encore du palais du commissaire-priseur Jean-Claude Binoche à Venise. Exposé dans les années 1990 à la galerie Downtown, il collabore en 1994-1995 avec le CIRVA à Marseille.
    Jacques-Antoine Granjon, un de ses plus grands collectionneurs, lui a commandé, peu de temps avant sa mort, le dessin de la façade du siège social de Vente-privee.com à La Plaine-Saint-Denis. Baptisée Vérona, la peau de métal recouvrant la façade, inspirée d'un dessin de Pucci de Rossi, lui rend aujourd'hui hommage.
    Pucci de Rossi a créé plus de 900 pièces.

  • Claudio Colucci ; kaléidoscope

    Collectif

    • Norma
    • 12 Septembre 2012

    Nomade, trublion du design, Peter Pan jet-setteur, joli coeur kawaii, Claudio Colucci ne tient pas en place. Genève, Paris, Tokyo, récemment Shanghai et Beijing viennent sous-titrer son nom, telle une enseigne de luxe. On s'arrête trop souvent à son sourire de Joker. But what you see is not necessary what you get... Claudio est un fabulateur.
    Créateur d'objets narratifs, de lieux chargés d'histoire, généreux en pirouettes et paradoxes, il trouve le ferment de son inspiration dans l'art du conte. « J'aime la fabulation, raconter des histoires, inventer... vraies ou fausses... plutôt fausses avec un départ un peu vrai... brouiller les pistes... jouer ! » claironne-t-il.
    Sous la direction de Sarah Carrière-Chardon, commissaire indépendante, ses compagnons de routes ont rejoint l'aventure : les designers Tom Dixon, Christian Ghion, les Tsé & Tsé, le chef pâtissier Sébastien Gaudard, les architectes Astrid Klein et Mark Dytham, le styliste Paul Smith et la douce Chika, geisha de Kagurazaka et Michel Temman, ex-correspondant de Libération au Japon, qui comme Claudio s'installe en Chine. Depuis Paris, l'agent Dominique Serrell, avec qui les galeristes Pierre Romanet et Pierre Staudenmeyer ont, les premiers, exposé et édité ses créations. Ses sempaï (parrains) nippons : l'incontournable Teruo Kurosaki, le producteur Takaya Iwasaki et le directeur de la communication d'Hermès Japon Kozo Fujimoto, qui lui ont ouvert les portes du Levant. Enfin, Kanae Hasegawa, critique, Ruy Niimi, professeur à la Musashino Art University, Marie-Laure Jousset, conservateur en chef honoraire au Centre Pompidou, Gérard Laizé, directeur du VIA ou Christine Colin, inspectrice au ministère de la Culture, qui ont fait sa fortune critique.
    Ces personnalités marquantes dans le parcours de Claudio ont toutes pris part à l'histoire et au jeu. Entre le portrait chinois qui se devine par analogie et le kaléidoscope, dont les variations sur le même motif évoluent à chaque tour de main ou à chaque clin d'oeil, chaque invité est venu apporter sa touche et son angle de vue à l'épopée coluccienne... Se jouant des usages du livre de designer, cette monographie tient plus de l'affabulation, à moins que ce ne soit du roman d'anticipation ?

  • Jean-Michel Frank

    Collectif

    • Norma
    • 13 Octobre 2009

    Jean-Michel Frank (1895-1941) et une figure mythique des arts décoratifs.
    Cousin d'Anne Frank, auteur du célèbre journal, ce décorateur est un personnage de roman noir, d'une guerre mondiale à l'autre, du suicide de son père à Paris au sien à New York en 1941. Son style qualifié de " Mixe pauvre " est tout aussi paradoxal que sa vie qui s'est déroulée dans une apparente futilité et un certain mystère, entre fêtes et solitude, avec des amitiés fidèles pour des poètes comme René Crevel, des artistes comme Giacometti, Dali ou Bérard, mais aussi des clients, gens du monde, de la mode ou intellectuels.
    Contraignant ses commanditaires à se défaire de leurs meubles et tableaux, Frank a inventé pour eux des lieux propices à la méditation et au rêve. Dans ces décors irréels, le mobilier n'a plus de place assignée. D'une simplicité parfaite, il présente des affinités avec le néoclassicisme du XVIIIe siècle, le mobilier Ming ou encore les arts premiers. Des analogies qu'il réinterprète avec subtilité et mélange avec des matières sophistiquées, du cuir de chez Hermès, du parchemin ou du galuchat, du chêne qu'il sable ou arrache à la gouge et qu'il n'hésite pas à mêler à du plâtre, de la paille ou de la toile à sac.
    Indifférent aux grands débats de la première moitié d'un XXe siècle, déchiré entre les aspirations sociales du mouvement moderne et les tenants de la tradition, Jean-Michel Frank n'a cherché ni à construire un nouveau monde ni à s'accrocher à un passé nostalgique. Avec élégance, il a cassé les conventions, nettoyé les lieux de leur histoire. Peut-être est-ce ce mélange de légèreté et de rigueur, de rêve et de poésie, ce détournement très actuel des objets et des matériaux qui ont amené tant de décorateurs et de designers à se réclamer de lui, sans comprendre souvent qu'une telle oeuvre est indissociable de l'être.
    Publié à l'occasion d'une exposition organisée par la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent où seront rassemblées les oeuvres les plus significatives du décorateur et des artistes ayant travaillé avec lui, ce catalogue retrace le parcours de l'artiste, évoque ses liens avec les surréalistes, ses amitiés avec Louis Aragon, René Crevel, Drieu La Rochelle ou François Mauriac, le rôle que jouèrent pour lui les Noailles dont le fumoir, décoré en 1925, s'impose comme l'un des symboles esthétiques du Paris de l'entre-deux-guerres.
    Ce catalogue et aussi l'occasion de confronter le style minimalisfe du décorateur aux grands débats artistiques suscités par le mouvement moderne, d'appréhender la dimension surréaliste de ses décors au regard de ses collaborations avec Salvador Dali, Emilio Terry, Christian Bérard et surtout Alberto Giacometti avec qui il travailla pendant près de dix ans.

  • Vincent Dubourg

    Any Bony

    • Norma
    • 1 Décembre 2017

    Vincent Dubourg dit se nourrir des capitales comme Paris et New York où il se rend régulièrement et les digérer dans son atelier isolé de la Creuse. Diplômé en arts appliqués publicitaires, en design industriel et des Arts Décoratifs en Mobilier, il devient en 2006 le plus jeune artiste de la galerie Carpenters Workshop Gallery à Londres, et imagine en 2007 La voiture aux oiseaux pour Claude d'Anthenaise, conservateur du Musée de la Chasse et la Nature. Il débute alors une carrière internationale, et expose successivement à Designart à Londres, à Design Miami Basel en Suisse, ou encore chez Tajan à Paris. En 2011, il est lauréat du prix Moët- Hennessy-PAD Londres.
    Depuis de longues années, dans la solitude de son grand atelier, l'artiste-artisan élabore ses prototypes et façonne des objets d'art qui ne revendiquent pas leur fonction : celle-ci n'apparaît que dans un deuxième temps, questionnant ainsi la conception du mobilier contemporain traditionnel. Vincent Dubourg fait naître des formes organiques, dynamiques et sculpturales qui racontent une histoire : celle de la mutation du réel et de la possession inaliénable de la nature sur la société. Entre meubles, sculptures, architecture et mises en scène, il offre une nouvelle lecture du design d'objet.

  • Eric Schmitt

    Pierre Doze

    • Norma
    • 24 Novembre 2015

    « Mon travail est la conséquence du sculpteur que je suis presque, de l'architecte que j'aurais aimé être et du designer que je ne suis pas tout à fait. » Éric Schmitt.
    Né en 1955, Éric Schmitt façonne des objets qui revisitent la tradition française des arts décoratifs. D'une précision et d'un luxe laconique, ses réalisations sont montrées au milieu des années 80 par le Via, avant d'être éditées chez Néotù et Pierre Staudenmeyer, ainsi que par En Attendant les Barbares. Jouant sur les conflits de matières - le verre et l'acier, le marbre et le Corian, l'ardoise et le parchemin -, ses formes souples s'appuient sur une tension permanente : l'épais et le fin, le transparent et l'opaque, le solide et le fragile, l'obscur et le coloré, le silencieux et le sonore.
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    Cité par Breat Easton Ellis dans American Psycho, Éric Schmitt collabore avec les plus grands noms du design : Christian Liaigre, les galeries Dutko, Ralph Pucci, Cat-Berro, IBU Gallery.

  • Du 26 avril au 16 septembre 2018, Martin Szekely expose au musée des Arts décoratifs et du Design (MADD) de Bordeaux un ensemble exceptionnel d'une quarantaine de pièces, conçues entre 1996 et 2018, autour du thème de la construction.
    Ces meubles et objets semblent réinventer leur composition même : ils sont tous le résultat d'un dé2 structurel.
    Expérimentant tous les matériaux, traditionnels ou nouveaux, Martin Szekely aborde chaque projet comme une nouvelle remise en question. Les meubles et les objets du designer sont le résultat d'un travail prospectif sur l'équilibre à partir de données de masse, de pesanteur et de réseaux de forces, le plus souvent invisibles à l'oeil nu.
    Pour Szekely, construire relève de l'essence même du métier du designer :
    « J'envisage ma pratique sous l'angle du constructeur et de l'usage qui sera fait de ma construction ; ce qui implique d'emblée l'usager, son corps et son environnement. Qui implique l'usager, appelle l'histoire des usages.
    Qui construit - ce qui est le propre du designer contrairement à l'artiste qui peut se suf2re des idées - appelle l'histoire des structures et des technologies qui les sous-tendent. » Sa ré>exion est corrélée à une recherche de simpli2cation pour approcher, avec exigence, l'état limite des matériaux.
    Dans ce processus de réduction, voire d'effacement, le designer tend vers un dispositif structurel a minima.
    Les pièces paraissent simples, évidentes et possèdent une dimension universelle.

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