Somogy

  • Zao wou-ki

    Collectif

    • Somogy
    • 5 Octobre 2007


    A travers une cinquantaine de pièces sélectionnées pour refléter l'évolution du travail de Zao Wou-ki et la diversité des techniques utilisées, ce catalogue met en lumière l'exigence, la liberté et l'audace du peintre français d'origine chinoise.


  • La source plurielle à laquelle puise Najia Mehadji, irriguée de ses racines occidentales et orientales, est contemplation, union du corps et de l'esprit, vérité, passage de témoin, expression pure. Le corps est là, dans la voix, le geste, le souffle. Ses mouvements, son échelle, donnent aux premiers dessins la trace de leur gestuelle, un élan, une construction, un espace. La pensée ne lui est pas étrangère ou extérieure, elle ne fait qu'un avec ce corps qui est bien plus qu'une enveloppe. Le corps et l'esprit sont réunis sous le dôme ou la coupole rassembleuse, unificatrice, résonnante d'un message humaniste devant l'Histoire et ses turpitudes. Coupole ou voûte céleste peu importe, le ciel ou son symbole, la transcendance ou l'ici-bas... la force du symbolique imprègne le vocabulaire de l'artiste. La géométrie, l'architecture, l'arborescence, le flux, le ressac expriment son rapport à l'infini.

  • Djamel Tatah

    Collectif

    • Somogy
    • 15 Mai 2011

    Djamel Tatah naît en 1959, dans une famille d'origine algérienne, à Saint-Chamond (Loire). Après avoir longtemps travaillé à Marseille, il s'installe à Paris. Répétition des figures, grands formats, représentation abstraite de l'homme contemporain, solitude, les ingrédients de l'artiste sont là. Pour les influences on cite Rothko, Warhol ainsi que l'Egypte et la Renaissance. Prix Gras/Savoye/Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1992, prix du salon de Montrouge, l'artiste a présenté d'importantes expositions personnelles (Centre d'art contemporain Le Parvis à Tarbes en 2007, musée des Beaux-Arts de Nantes en 2008, Galerie des Ponchettes aux MAMAC à Nice en 2009, Centre d'art contemporain du Creux de l'enfer à Thiers en 2010) et collectives telles que "Peintures françaises" à la Villa Médicis en 1997, "Tableaux d'une histoire" à la Villa Arson en 1998, "L'Art au futur antérieur" au Musée de Grenoble en 2004, "La Force de l'art" au Grand Palais en 2006, "Airs de Paris" au centre Georges Pompidou en 2007, "I Mutanti" à la Villa Médicis à Rome en 2010, "Nevermore" au Mac/Val de Vitry-sur-Seine en 2011. Ses oeuvres ont été maintes fois plébiscitées par des publics étrangers : l'Allemagne, la Chine, l'Espagne, les Etats-Unis et la Russie ont pu l'accueillir à plusieurs reprises.

  • ALICE ANDERSON, ARMAN, HANS BELLMER, MARIANNE BERENHAUT, PASCAL BERNIER, DINOS ET JAKE CHAPMAN, NIKI de SAINT PHALLE, MELISSA ICHIUJI, MARIETTE, PIERRE MOLINIER, MICHEL NEDJAR, OLIVIER REBUFA, CINDY SHERMAN, PASCALE MARTHINE TAYOU.

    Cet ouvrage est le fruit d'une double constatation. D'une part, il témoigne de la présence récurrente de la poupée dans le champ de l'art contemporain. De l'autre, il montre que ces jouets ainsi détournés en projet artistique véhiculent souvent un propos transgressif à l'encontre des normes en vigueur dans la société. En convoquant la poupée, l'artiste questionne deux notions essentielles en art - la mimesis et son corollaire le simulacre. Il semble donc logique que les artistes d'une modernité qui a rompu définitivement avec le concept d'imitation dirigent plus volontiers leur propos vers les grands débats qui agitent la société depuis les cent dernières années : perversions sexuelles, essor de la chirurgie esthétique, clonage, multiculturalisme, identités transgenres, reconfiguration de la famille traditionnelle, etc. En retraçant l'histoire de la poupée et en abordant les réflexions philosophiques qu'elle ne manque pas d'évoquer, Poupées et tabous, le double jeu de l'artiste contemporain dévoile un peu du mystère de son inquiétante étrangeté.

  • Najia Mehadji

    Collectif

    • Somogy
    • 31 Octobre 2008

    Née à Paris en 1950, l'oeuvre de Najia Mehadji se singularise dès les années 1970 par une abstraction sensible, issue à la fois de la musique contemporaine et d'un travail sur le corps, que l'on retrouve sous la forme de performances intégrant dessin et son. Les années 1980 sont pour elle l'occasion d'un questionnement sur la pratique picturale par l'utilisation de medium inhabituels (gesso, papier transparent sur de grandes toiles brutes...). Les années 1990 marque une rupture dans son style et sa technique : des pastels à l'huile lui permettent de dessiner de longs traits continus sur la toile brute, à l'intérieur de sphères aux couleurs pures, rouges ou jaunes. Ses dernières oeuvres ont trait au cosmos et au végétal, notamment avec le symbole universel de la grenade, contrepoint logique aux formes géométriques de ses débuts. Depuis peu, elle explore aussi la technologie, à l'image de ses réalisations numériques dans lesquelles sont insérés des détails de plaques gravées de Goya sur les désastres de la guerre.

  • C'est à l'occasion des soirées qu'elle organise dans son loft au 112 Chambers Street que Yoko Ono réalise ses premières peintures instructions : Smoke Paintings, Painting to Be Stepped On, Shadow Piece. À leur sujet, elle écrit en 1966 : « La peinture instruction divise la peinture en deux fonctions différentes : l'instruction d'une part et la réalisation de l'autre. L'oeuvre devient une réalité quand on la réalise. Les instructions peuvent être réalisées par de très nombreuses personnes de façon très différente. Cela permet à l'oeuvre d'exister sous d'infinies variations que l'artiste ne peut prévoir. Cela introduit la notion de temps dans l'oeuvre. » Ainsi, il est clair pour Yoko Ono que son oeuvre est d'emblée conçue pour être soumise à toutes les formes d'interprétation. Elle est, par définition, inachevée car réactualisée dans la durée, à chaque occasion, par qui le souhaite. Par conséquent, l'oeuvre se nourrit en quelque sorte de l'actualité, de l'histoire et de notre imaginaire, nous qui ne sommes pas seulement des spectateurs, mais des acteurs et des interprètes, désormais.

    C'est en 1969, avec l'invention des Bed-in et la complicité de John Lennon, qu'elle utilise les médias à des fins de communication pour faire passer des messages de paix. Son oeuvre est très largement interactive, elle investit tous les supports et les réseaux sociaux et engage un véritable dialogue avec l'époque.

    On peut s'interroger sur les raisons qui ont longtemps tenu le rôle de Yoko Ono pour mineur (en Europe notamment), alors qu'elle exerce une influence majeure dans l'invention de l'art conceptuel et de l'esprit Fluxus (qu'elle se refuse d'ailleurs à revendiquer). Elle nous dit « Oui » et « Imagine », message optimiste en des temps où la morosité semble gagner la terre entière.

    Aujourd'hui, l'oeuvre est incontournable, d'une extrême actualité, mais encore trop peu connue dans ses formes et sa congruence à l'époque. C'est une des raisons de cette rétrospective, qui se veut fidèle en tous points à l'oeuvre, notamment à la leçon de Yoko Ono : celle de l'expérimentation et du partage. Elle a choisi pour Lyon le titre Lumière de L'aube. Il est générique, car « Lumière » est l'un des mots clés de son oeuvre, il est en même temps ancré dans l'histoire de la ville car il ne peut pas ne pas rappeler l'étrange invention à laquelle les frères Lumière, ses géniteurs, ne prêtaient aucun avenir : le cinéma. Et pour une oeuvre si jeune, celle de Yoko Ono, ce titre est un très beau commencement, une très belle ouverture.

    Première rétrospective en France, cette exposition intitulée YOKO ONO Lumière de L'aube présente plus de cent oeuvres, des poèmes illustrés de 1952 aux grandes installations de 2016, mais aussi des films, des performances. Fidèle à l'esprit de l'oeuvre de l'artiste, l'exposition est à voir bien sûr, mais aussi à entendre et surtout à expérimenter.

  • Li Xin

    Christine Cayol

    • Somogy
    • 4 Octobre 2017

    Li Xin naît en 1973 sur les berges du Fleuve Jaune. Cet immense et puissant fleuve a influencé toute son enfance, par sa présence visuelle mais aussi ses odeurs et les murmures constants de son courant. Ce « peintre de l'eau » vit entre France et Chine depuis 2002. De ces « confluences franco-chinoises », Li Xin est peut-être l'artiste le plus révélateur.

    Calligraphe d'un dialogue, « entre ciel et terre », son maniement de l'eau et de l'encre crée un langage pictural singulier pour des réalisations résolument modernes, comme peuvent en témoigner ses coopérations avec la maison Hermès en 2015 et la Manufacture Nationale de Sèvres en 2016. Ce sont donc divers supports qui se font l'écho de son art - céramiques, paravents, huiles, encres... - et de son cheminement personnel.

    Après des abstractions largement nourries des écoles européennes, Li Xin revient à l'encre, médium phare de la civilisation chinoise. Mais si la tradition faisait du lavis le travail du pinceau, Li Xin en fait l'image de l'eau : loin des techniques ancestrales, l'eau devient l'élément créatif de ses abstractions naturelles. C'est ainsi un renouvellement technique mais aussi spirituel que propose Li Xin au travers de ses oeuvres.

  • Présentation des oeuvres de cet artiste français contemporain qui mêle grande tradition picturale et univers cinématographique, de David Lynch à Scorcese en passant par toutes sortes de road movies à l'américaine.

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