• Charlotte Perriand : comment voulons-nous vivre ? politique du photomontage Nouv.

    Cet ouvrage et l'exposition éponyme ont vocation à montrer comment, autant que la règle ou le crayon, la photographie a été l'outil de prédilection de Charlotte Perriand dès les années 1920.

  • Un guide incontournable et inédit racontant un siècle de design industriel à travers les modèles déposés de 1 000 objets.

    Rassemblant les dessins et modèles déposés de 1 000 objets anonymes ou devenus des icônes du design, indispensables dans nos maisons ou nos bureaux, ce recueil célèbre le génie créatif de designers, d'inventeurs et de rêveurs du monde entier. La diversité des objets est phénoménale :
    Des pièces de Philippe Starck, Charles Eames, Isamu Noguchi, Ettore Sottsass, Raymond Loewy et George Nelson partagent ces pages avec des créations du quotidien telles que des distributeurs de ruban adhésif, des ventilateurs ou des bouteilles, afin de proposer aux lecteurs un livre de référence aussi précieux qu'irrésistible à feuilleter.

  • Publié à l'occasion des 20 ans de la mort de Charlotte Perriand (1903-1999), cet essai biographique illustré dresse le portrait de la conceptrice engagée, femme libre et visionnaire qui a marqué l'architecture moderne et le design du XXe siècle.
    Dans un essai très personnel, Laure Adler aborde trois facettes complémentaires de la créatrice : tout d'abord celle de la conceptrice qui développera, avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret dans les années 1930, des meubles fondateurs du design moderne ; celle de la femme libre, engagée, sportive et aventurière ;
    Et en?n celle de la visionnaire, capable de s'inspirer de toutes les cultures, en particulier japonaise, pour développer une pensée de l'espace et de l'habitat adaptés à l'humain.
    Grâce à la richesse des archives Perriand, le récit de Laure Adler est accompagné d'une sélection de 200 photographies, dont un grand nombre ont été réalisées par Charlotte elle-même, qui donnent à voir la femme libre, indépendante et moderne qu'elle était.

  • Pour les Japonais, le concept de design ne se limite pas aux seuls aspects fonctionnels ou matériels : il plonge ses racines dans des rituels et des pratiques cultures anciennes. Les objets sont le fruit d'une réflexion. La rencontre des traditions artisanales et des innovations technologiques donne naissance à des objets à la fois utiles et d'une beauté intemporelle, qui encouragent à leur tour l'invention de nouvelles formes et de nouvelles matières. Au-delà des grandes icônes du design japonais - la bouteille de sauce soja Kikkoman, le tabouret papillon de Yanagi, le Walkman Sony - les produits et les objets nés au Japon au cours des soixante-dix dernières années ravissent l'oeil et forcent l'admiration. En présentant plus de 80 designers et des centaines d'objets, il restera pour longtemps l'ouvrage le plus complet sur le sujet.

  • Paul Smith

    Tony Chambers

    • Phaidon
    • 25 Septembre 2020
  • Ettore Sottsass est mondialement connu comme designer et architecte d'avant-garde, notamment pour être à l'origine du "Mouvement Post- Moderne". Des rétrospectives lui sont consacrées dans les plus grands musées internationaux.
    Journal de mes amours est la partie de son autobiographie monumentale dans laquelle il raconte, avec un humour teinté de tendresse comment, à l'âge de 58 ans, il tombe amoureux d'une jeune artiste catalane qui fait un stage dans son atelier à Milan. Mais chez Sottsass, le sentiment amoureux s'étend à la nature, aux choses et aux mots : le lecteur entre dans le monde de ses créations et sort transfiguré de cette lecture.
    « Moi j'aime les gens qui ne sont pas sûrs d'eux, les perplexes, les modestes, ceux qui essayent de comprendre. J'aime bien les gens qui ont peur. »

  • Il y a urgence ! Le système Terre est déréglé.

    Face aux enjeux cruciaux du climat et à la nécessaire transformation de nos modes de vie, 75 designers agissent. En réinventant l'idée même de la matière. En transformant des déchets improbables en beaux objets. En s'appuyant sur les savoir-faire des territoires. En apportant des solutions inédites pour améliorer la qualité de l'eau, de l'air, de l'alimentation, pour favoriser le mieux-être de tous, notamment des plus fragiles. Engagés, militants, convaincus de leur responsabilité dans un monde aux ressources menacées, certains designers invitent des bactéries ou des champignons dans leurs projets. Une révolution se dessine, bouleversant notre rapport à la nature, ouvrant la voie à des coproductions avec le vivant.

    /> Les designers réunis dans cet ouvrage affirment ainsi toute la force du design devant les défis de notre époque, tant environnementaux qu'économiques et sociaux. Ensemble, ils témoignent d'une sensibilité anticipatrice, d'un imaginaire sans limite, et d'un bel humanisme. Un monde émerge inspiré par une nouvelle ère, la nôtre, celle de l'anthropocène. Soucieux de frugalité, combattant le gaspillage, la pollution et l'exclusion sociale, ces designers créent des promesses d'avenir.

  • Charlotte Perriand (Paris, 1903-1999) est une architecte et designer française.

    « Créer un équipement aussi subtil, complexe et sensible que le corps de l'homme, réaliser non seulement les données matérielles, mais créer les conditions de l'équilibre humain et de la libération de l'esprit. Voilà notre tâche. » Charlotte Perriand, Des arts appliqués à la vie quotidienne, catalogue de la Triennale de Milan, 1951

  • Jean Garçon Nouv.

    Jean Garçon

    Anne Bony

    • Norma
    • 11 Juin 2021
  • Désigner au parcours atypique, Patrick Norguet entretient une relation privilégiée avec l'outil de production autant qu'avec la beauté des formes. Sens de la couleur, retenue formelle, son élégante pureté et sa recherche permanente de confort, son travail est en filiation directe avec les canons du design nordique.

    Sa carrière bascule en 2000, quand Giulio Cappellini repère sa désormais célèbre Rainbow Chair, aujourd'hui entrée dans la collection du MoMA de New York. Il dessine depuis lors pour de grands éditeurs comme Cappellini, Poltrona Frau, Cassina, Tacchini, Hermès, Tolix, Artifort, Pedrali, Ethimo etc.

    Au-delà de la recherche du juste trait et de l'élégante plastique, pour Patrick Norguet le design est avant tout une démarche collective et innovante. Il aime les usines, les matériaux, les techniques, la beauté de la pièce mécanique et de ses assemblages.

    Il partage aujourd'hui la genèse de 25 de ses créations dans un beau livre, qu'il a imaginé comme une oeuvre photographique originale , un récit visuel poétique et onirique, qui interroge le rapport de l'objet au corps et mets en lumière le process de la création.

  • Eugène Boutmy était typographe à une époque ou cette activité nécessitait d'être ouvrier et savant, sachant manier le plomb récupéré dans la casse et dans le même temps manipuler les tournures de la langue, ainsi que faire respirer le texte sur la page. Ce labeur a généré une langue verte, un argot qui permettait « d'entrer en imprimerie ».
    Certes ce lexique peut nous sembler lointain à l'heure où des logiciels donnent à croire que la maîtrise de la mise en page est réduite à peu de chose.
    Paradoxalement, la complexité de ce langage nous ramène à une autre complexité concomitante : celle de la mise en page, qui pose toujours les mêmes problèmes soulevés au travers de ce dictionnaire. Faire une belle page n'est pas si simple sans quelques règles Mais surtout, cet ouvrage souligne que le labeur des typographes, dur et contraignant, ne les a pas empêchés d'avoir une conscience sociale qui se développe encore chez les ouvriers du livre.

  • Le design comme discipline moderne a ses penseurs et ses historiens et puise dans les traditions des sciences humaines ou sociales.
    La discipline aime également la critique et son histoire est ainsi formée de ces effets de balanciers qui élargissent ses pratiques au cours du temps : du design de produit au design de papier, de la matérialité à la traçabilité digitale, de l'espace au projet de société.
    L'anthologie proposée fait ressortir aussi bien les écrits des designers eux-mêmes, que des grands textes historiques, littéraires ou philosophiques qui ont construit et irriguent toujours la réflexion sur la discipline en une trentaine de références. Une quinzaine de textes sont traduits pour la première fois.

  • Dernier volet de l'oeuvre complète, le volume 4 est en grande partie consacré aux Arcs, station savoyarde de loisirs d'hiver et d'été pouvant accueillir plus de 25.000 personnes. Pendant plus de vingt ans, Charlotte Perriand, pionnière de l'architecture bioclimatique, assure la conception urbanistique et architecturale d'Arc 1600 et Arc 1800, en collaboration avec une équipe d'architectes qu'elle dirige. Elle conçoit également l'architecture intérieure de plus de 4.500 logements, intervenant ainsi jusqu'au choix de la petite cuillère. Cette oeuvre exceptionnelle s'inscrit dans ses recherches sur l'habitation en montagne pour le grand nombre dans le respect du site et du paysage.
    Ses dernières réalisations illustrent son génie de repousser les murs pour un art d'habiter qui incarne un nouvel art de vivre.
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  • L'oeuvre foisonnante de PIERRE GUARICHE (1926-1995) accompagne les Trente Glorieuses, comme les grands changements administratifs et sociétaux des années 1980.
    Formé par Marcel Gascoin, Guariche débute en 1950 comme décorateur-créateur d'ensembles indépendant. Il conçoit pendant plus de dix ans un mobilier adapté aux logements de la reconstruction et à la production sérielle, s'appuyant sur des éditeurs novateurs, tels qu'Airborne, la galerie MAI, Steiner, Les Huchers-Minvielle puis Meurop, ou encore Pierre Disderot pour les luminaires. Revisitant les formes utiles à l'aune de nouveaux matériaux, il fonde en 1954 l'Atelier de recherche plastique (ARP) avec Michel Mortier et Joseph- André Motte, premier collectif français de créateurs, qui durera trois ans.
    À partir des années 1960, il privilégie l'architecture intérieure, où sa maîtrise de l'espace, des matières et de leur mise en oeuvre l'impose sur de nombreux de projets. Proche de l'ancien ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme Eugène Claudius-Petit, il participe au chantier de Firminy aux côtés de Le Corbusier. Devançant Charlotte Perriand aux Arcs et Marcel Breuer à Flaine, il collabore avec l'architecte Michel Bezançon à la création de La Plagne, première station de sports d'hiver intégrée française. Avec Jean Dubuisson, il concourt à la transposition balnéaire du concept de résidence-hôtel à Bandol. Sollicité pour de nombreux grands chantiers de l'État, il aménage la préfecture et le conseil général de l'Essonne à Évry et le tribunal de grande instance de Créteil.
    S'appuyant sur des archives inédites, cet ouvrage revient sur un parcours riche de plus de 200 aménagements, presque autant de meubles et une série de luminaires remarquables, aujourd'hui réédités par Sammode, qui mettent en lumière la modernité et l'élégance intemporelle de ce créateur remarquable.

  • Créateur prolifique, autant intéressé par la production industrielle que par l?artisanat, Gio Ponti (1891-1979) a été un acteur majeur de l?architecture d?après-guerre et a ouvert les perspectives d?un nouvel art de vivre.
    Ce livre couvre l?ensemble de sa longue carrière, des années 1920 à la fin des années 1970. Architecture priv ée, publique et religieuse, mobilier, luminaire, verre, céramique, orfèvrerie, textiles? : tous les domaines où il a exercé son talent sont abordés. S?il a mené l?essentiel de sa carrière à Milan, où il a construit l?emblématique tour Pirelli, Gio Ponti a également été sollicité par des commanditaires new-yorkais, sud-américains ou pakistanais, entre autres, pour la réalisation de somptueuses villas ou de bâtiments officiels.
    Parmi ses réalisations les plus connues, citons la chaise Superleggera et la machine à café La Cornuta, toutes deux devenues des classiques du design.
    En créant la célèbre revue Domus, mensuel phare du monde de l?architecture et du design, et en étant rédacteur en chef de la revue Lo Stile, il a aussi été un remarquable promoteur de la modernité. C?est également Gio Ponti qui a permis à la Triennale de Milan de devenir un incontournable rendez-vous de l?innovation dans le domaine du design.
    Si Gio Ponti est aujourd?hui admiré par un public éclairé d?amateurs de design et d?architecture, et est très convoit é par les collectionneurs, son ?uvre reste peu connue en France.
    Cet ouvrage est à la fois le catalogue de l?exposition pré- sentée au musée des Arts décoratifs et le premier livre de référence sur Gio Ponti en français. Il rend hommage à l?univers créatif de cette personnalité mythique de la scène italienne, dont la générosité et l?enthousiasme ont stimulé ses contemporains et inspirent toujours les nouvelles générations de designers et d?architectes.

  • Ce livre constitue la biographie de référence sur Eileen Gray, l'une des premières femmes à atteindre la célébrité dans un monde du design alors largement dominé par les hommes. Le texte rédigé par Peter Adam, ami intime de Eileen Gray, fait ici l'objet d'une nouvelle traduction française et d'une mise à jour.

  • Ce deuxième volume de l'oeuvre complète de Charlotte Perriand retrace des périodes particulièrement importantes de son oeuvre: ses deux séjours au Japon en 1940-1941 et 1953-1955, et ses réalisations pour la Reconstruction, marquées par sa collaboration avec les Ateliers Jean Prouvé et de grands architectes de l'époque : Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Paul Nelson, Jean de Mally, Kenzo Tangé etc.
    Bien au-delà de son rôle de conseiller pour le gouvernement japonais, Charlotte Perriand récolte en 1941 une riche documentation photographique sur tous les aspects du Japon traditionnel pour les publier dans des journaux après la guerre. On retrouve dans cet ouvrage plus d'une centaine de ces photographies sur l'histoire de l'art du Japon, publiées pour la première fois.
    Autre étape capitale dans son oeuvre : la convention de collaboration que Charlotte Perriand signe avec les Ateliers Jean Prouvé en 1952. Cette collaboration (1952-1955), est marquée par un ensemble de réalisations emblématiques et de chefs-d'oeuvre du design, comme les bibliothèques Mexique et Tunisie créées par Charlotte Perriand.
    L'ouvrage relate également ses réalisations en Indochine où elle tente d'orienter l'artisanat et la petite industrie en 1943-1944, et détaille la collaboration de Charlotte Perriand et de Pierre Jeanneret après la guerre, notamment avec l'éditeur américain Knoll, et tous les chantiers pour l'Afrique, les cités universitaires (Antony, Maisons du Mexique et de la Tunisie, Maison de l'étudiant en Médecine), l'unité d'habitation de Marseille de Le Corbusier, ainsi que l'aménagement de nombreux appartements. Le livre montre également la naissance du mouvement Formes Utiles en 1949, dont Charlotte Perriand est co-fondatrice, qui marque profondément l'histoire du design en France, placée sous le signe de la synthèse des arts : objets utiles, peinture, sculpture, architecture.
    Sont reproduites in-extenso les 60 pages de son fameux article L'art d'habiter pour la revue Technique et Architecture en 1950, qui explicitent sa pensée et sa démarche d'architecte d'intérieur et de designer.
    Les auteurs Jacques Barsac est réalisateur d'une quarantaine de documentaires sur l'art et sur l'histoire, dont Charlotte Perriand et Le Corbusier pour lequel il a reçu le trophée de la promotion de l'architecture du ministère de l'Équipement.
    Depuis 2002, il consacre son activité autour de l'oeuvre de Charlotte Perriand. Auteur de quatre ouvrages de référence : Charlotte Perriand, un art d'habiter, Éditions Norma, 2005, Charlotte Perriand et le Japon, Éditions Norma, 2008, Charlotte Perriand et la photographie, Édition 5 Continents, 2011.
    Conseiller scientifique des expositions Charlotte Perriand depuis 2005, il a assuré le commissariat des expositions : Charlotte Perriand et la photographie,Petit-Palais, Paris, 2011 et Charlotte Perriand et le Japon , Musée d'Art moderne, Saint-Étienne, 2013.
    Paul Thomson est le recteur du Royal College of Art, Londres. Il a été directeur, de 2001 à 2009, du Smithsonian's CooperHewitt, National Design Museum à New York. Il a également été le commissaire de l'exposition Charlotte Perriand: Modernist Pioneer and Modern Britain 1929-1939 au Design Museum de Londres.

  • Repenser la ville, aider les industries, les commerces et les collectivités à se transformer, être utile à la planète et à l'Homme, citoyen et consommateur, tels sont les grands paris que relève le design d'aujourd'hui. La Manufacture Design en est l'incarnation ! Ouvert sur l'éco-quartier des Docks de Saint-Ouen-sur-Seine, ce lieu hybride constitue un laboratoire du design global, démarche qui envisage à la fois les objets, les espaces et les services. L'agence d'Olivier Saguez s'y est installée en 2016. Cet entrepreneur-designer, engagé dans la banlieue et dans le design global, met en pratique cette philosophie qui associe l'utile, l'esthétique et l'éthique.

  • Ce troisième volume de l'oeuvre complète (1956-1968) présente le travail de Charlotte Perriand au coeur des Trente Glorieuses, période pendant laquelle son statut de créatrice internationale va se confirmer.
    Dès 1956, Charlotte Perriand développe une collaboration soutenue avec la galerie Steph Simon, éditeur notamment de ses bibliothèques Nuages. Elle renforce ses liens avec Air France, aménage des agences en Europe, au Japon et au Brésil et conçoit les premiers espaces de travail en open space.
    À Genève, elle consacre plus de dix ans à la rénovation de l'immense palais des Nations, siège de l'ONU en Europe, pour en faire un outil moderne au service de milliers de diplomates et d'ONG.
    L'ouvrage illustre également son « art d'habiter » à travers des réalisations comme la résidence de l'ambassadeur du Japon à Paris, la maison du Sahara, son chalet à Méribel, son appartement à Rio de Janeiro, ou encore l'équipement intérieur du pavillon du Brésil à la cité universitaire, à Paris, avec Le Corbusier.
    Autre pays d'élection de Charlotte Perriand après le Japon, le Brésil, où elle se rend régulièrement de 1959 à 1970, occupe une place importante dans son univers. Elle y noue des liens d'amitié avec Lúcio Costa, Oscar Niemeyer et les grandes figures du milieu culturel progressiste. En 1963, elle commence une mission sur le développement de l'artisanat dans le Nordeste, interrompue par le coup d'État militaire.
    Près de 800 documents, pour la plupart inédits, retracent une douzaine d'années de création dans les domaines du mobilier, de l'aménagement et de l'architecture de cette pionnière du design, et préfigurent son travail pour la station des Arcs en Savoie dans les années 70 et 80.

  • Artiste, designer et architecte, Patrick Naggar depuis plus de trente ans nous fait voyager entre passé et présent. Voyages tant historiques que philosophiques au cours desquels, il révèle la signification à la fois intrinsèque et poétique des objets. Car, chacune de ses créations doit être nourrie de sens. Son oeuvre crée ainsi un dialogue des plus allusifs entre art et science, références historiques, artistiques et mythologiques. La curiosité de Patrick Naggar pour les civilisations antiques s'explique par sa volonté d'enrichir la (sa) mémoire, tout en révélant les richesses du passé, modérant le passage du temps, et in finedans le but d'y inscrire sa trace propre. Volonté qui irrigue les différentes formes d'art du créateur : peinture, design, architecture d'intérieur etc...
    /> Cette première monographie consacrée à Patrick Naggar découvre ses créations : mobilier, lampes, miroirs, fauteuils, chaises ou encore cabinets, peintures et autres intérieurs, qui toutes nous révèlent en un parfait syncrétisme artistique et culturel, la fascination de l'artiste pour la mémoire, de même que ses inspirations les plus intimes.
    La beauté, l'originalité, l'innovation de ses créations résident aussi dans la qualité des matériaux employés, ainsi que dans les pratiques d'un savoir-faire ancestral. Auxquelles s'ajoute l'harmonie des formes et des lignes, définissant ainsi un art de la complétude.
    Artiste cultivé s'il en est, Patrick Naggar séduit par la simplicité de son propos, la clarté de sa démarche artistique, de son approche très personnelle des divers champs d'investigation qui traversent son oeuvre, telles la cosmogonie, la nature ou les sciences, faisant surgir des univers inattendus oscillant entre fiction et réalité.

  • Depuis la fin du XIXème siècle, espaces et objets se trouvent « signalisés ».
    Le promeneur et le flâneur d'antan ont fait place au passant, qui s'arrête aux vitrines, regarde par coup d'oeil et s'oriente aux signes. Ce livre, Vitrines, signaux, logos, deuxième élément ré-édité et légèrement augmenté d'une série qui examine quelques unes des pratiques maîtresses de l'époque en impliquant l'expérience du design, suit les pas de Walter Benjamin et fait l'hypothèse que, dans l'urbanité maintenant installée, le vécu n'a plus l'importance qu'il avait. Nous habite en revanche une singulière angoisse que pare à sa façon nombre de signaux désormais déployés au-delà de l'utile.

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